Enseignement supérieur
Ciney : une rentrée à la Haute École marquée par la réforme de la finançabilité
publié le:12/09/2025 15:56:00 - mis à jour: 14/09/2025 01:51:24
La rentrée se fera lundi dans l’enseignement supérieur. Mais à la section agronomique de la Haute École de la Province de Namur, à Ciney, les étudiants de première année ont déjà pris place en auditoire.
Ils étaient une vingtaine de jeunes à s'installer, pour la toute première fois de l'année, dans l'auditoire de la Haute École de la Province de Namur. La section agronomique, basée à Ciney, a choisi de rassembler ses nouveaux étudiants dès aujourd'hui. Une matinée consacrée aux informations pratiques… et cette année, à une question incontournable : la finançabilité. Aurélie Tacheny, coordinatrice de la section agronomique, rappelle l'importance d'informer et de soutenir ces jeunes :
Je constate évidemment des parcours qui sont parfois longs et dans lesquels l'étudiant peut perdre sa confiance en lui. Or, ce n'est pas lui qui doit perdre sa valeur. Il n'était peut-être juste pas au bon endroit, au bon moment. Et donc c'est très important d'être là, à leurs côtés.
La réforme, votée en 2021, commence à produire des conséquences dans les universités et hautes écoles. Elle vise à réduire la durée moyenne des études et à ne plus financer les étudiants qui s'éternisent dans leur cursus. Désormais, il faut valider 60 crédits en deux ans et achever son bachelier en cinq ans maximum. Une réalité parfois brutale, comme l'explique encore Aurélie Tacheny :
On se trouve ici confronté tous les jours de cette semaine à des étudiants qui ont déjà trois années d'inscription à l'université, qui se sont un peu entêtés à suivre un cursus, et qui souhaitent maintenant activer une réorientation. Mais on est obligé de leur dire qu'ils sont non finançables, parce qu'ils en sont à leur quatrième année d'inscription dans le supérieur. C'est lourd de conséquences de leur annoncer ça.
Des étudiants stressés
Ces nouvelles règles suscitent de l'inquiétude, notamment chez ceux qui se réorientent après un passage à l'université. C'est le cas de Camille, étudiante de première année :
C'est un peu stressant car c'est compliqué de savoir à combien d'années on a droit. Moi par exemple, j'ai déjà fait une réorientation, puis un allègement et maintenant à nouveau une réorientation. Du coup, à combien d'années ai-je droit ? C'est très important car ce n'est pas la même chose s'il ne me reste plus qu'un an pour réussir ma première année.
Cette journée d'accueil avait donc un double objectif : rassurer les étudiants en répondant à leurs questions… mais aussi favoriser les rencontres. Un verre de bienvenue et une dégustation de hamburgers ont conclu la journée dans une ambiance conviviale.