Inondations

Comment prévenir de futures inondations à Bouvignes et Leffe ?

publié le:02/10/2024 09:55:00 - mis à jour: 03/10/2024 16:35:31

A la demande de la Commune de Dinant, l’INASEP a mené une étude hydrologique à Bouvignes et Leffe. Elle pointe différents endroits critiques où des aménagements doivent être effectués.

En juillet 2021, les inondations ont ravagé les villages de Bouvignes et de Leffe. Suite à cet épisode, la Ville de Dinant a commandé une étude hydrologique à l'INASEP. L'intercommunale namuroise vient de publier ses résultats dans un rapport de plus de 500 pages. Elle propose différentes solutions, notamment sur le carrefour qui mène à la carrière de Leffe, en amont de la rue Himmer, explique Chloé Rauw, ingénieure hydrologue à l'INASEP.

A cet endroit, en 2021, les eaux de ruissellement sont arrivées directement sur la voirie car les fossés qui devaient collecter les eaux n'avaient pas de réel exutoire. Donc on a proposé de mettre en place de vraies reprises de fossé pour permettre aux eaux de passer sous la voirie et s'écouler naturellement jusqu'au ruisseau de la rue Himmer.

Sur les hauteurs de Leffe, l'INASEP propose aussi d'installer des fossés à redents, qui permettent l'infiltration de l'eau en amont afin de limiter les quantités qui se déversent dans le ruisseau. Mais l'étude de l'intercommunale namuroise porte aussi sur le village de Bouvignes, au niveau du cimetière et en amont de la rue Cardinal Mercier, ajoute Chloé Rauw.

On a proposé de mettre en place des systèmes de surverse à plusieurs endroits. Vu qu'on est en zone forestière, les reprises de fossé sont rapidement bouchées par des branchages. L'idée est qu'il y ait une autre conduite un peu plus haut pour que les eaux puissent quand même rentrer dans le pertuis. Un autre aménagement à prévoir, c'est une zone de retenue des eaux en amont de la zone forestière d'environ 3000m3 avec un débit limité.

Le dossier désormais entre les mains de la Commune

L'ensemble des aménagements proposés par l'INASEP s'élève à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ils sont désormais entre les mains de la Commune, qui devra décider des travaux à effectuer dans les prochaines années, note l'ingénieure hydrologue.

Dans notre rapport, nous avons essayé d'estimer le coût de tous les aménagements proposés. On a présenté ce rapport à la commune. Maintenant, c'est à la commune de décider, en fonction des budgets dont elle dispose, quels aménagements pourront être faits en priorité.

Du côté des autorités communales, difficile de dire quand ces différents travaux pourront avoir lieu. Tout dépendra donc des priorités de la prochaine majorité.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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