Prix

"Crazy Garden", la mini-entreprise de six élèves de l'EPASC récompensée par un Alfer

publié le:21/05/2021 16:18:00 - mis à jour: 22/05/2021 22:11:57

Le sixième élève était malade le jour de notre rencontre

Six élèves de l’école d’Agronomie de Ciney ont été récompensés par la Province de Namur. Ils ont reçu un Alfer pour la création de leur mini-entreprise «Crazy Garden». L’entreprise vend des plantes aromatiques.

Dans la section horticulture de l'École Provinciale d'Agronomie et des Sciences de Ciney (Epasc), six élèves viennent d'être primés par un Alfer, un prix de la Province de Namur qui récompense les entreprises qui ont de beaux projets.

Dans la catégorie mini-entreprise «Crazy Garden», créée par des élèves de l'école, a été repérée. Le prix est symbolique, mais il récompense un travail de huit mois grippé par la crise sanitaire. Les élèves de 6e ont monté en octobre leur société de vente de graines, de sapins, mais aussi de plantes aromatiques diverses. Cette récompense est une vraie fierté pour Élise Jassegn, l'une des membres de l'entreprise:

Je suis assez fière qu'on ait reçu ce prix, je ne m'y attendais pas. Je suis aussi très contente que la mini-entreprise fonctionne depuis qu'on l'a lancée.

En effet, les élèves sont maîtres de toutes les étapes de la création d'entreprise. D'ailleurs, ces six lauréats ne sont pas les seuls à créer leur petite entreprise. Les cinq autres élèves de leur classe ont eux aussi un projet, tout comme les élèves de 7e. Pour Alyssa Taffarel, l'une des lauréates, le projet est idéal pour une approche concrète du monde du travail:

Ce projet de mini-entreprise nous lance dans la vie active tout en étant toujours à l'école. On a pu mettre en application tout ce qu'on a appris en théorie. On a pu expérimenter beaucoup de choses. C'est une chouette expérience.

Néanmoins, Crazy Garden n'existe que le temps de l'année scolaire, mais le processus entrepreneurial est mené jusqu'au bout. L'heure est maintenant au bilan, comme l'explique le professeur de gestion en charge du projet, Jean-Yves Brichard:

Pour financer leur projet, ils ont dû capitaliser un certain montant et donc vendre des actions. Chaque élève a vendu une dizaine d'actions au prix de 7€. Il n'était possible de vendre qu'une action par personne. Lors de la dernière assemblée, si bénéfice il y a, il sera réparti entre les actionnaires de la mini-entreprise. Les élèves sont évidemment eux-mêmes actionnaires.

Dans les prochaines semaines, "Crazy Garden" finira d'écouler sa production et saura si elle a réussi à faire du bénéfice. En tous les cas, fortes de cette expérience, Alyssa et Élise pensent travailler dans des domaines proches de l'horticulture.

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CDJ

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