Emploi
Dans l'attente de l'autorisation d'étendre son site, la société Lhoist va réduire ses activités en 2024
publié le:18/04/2023 12:18:00 - mis à jour: 19/04/2023 18:04:44
La société Lhoist va réduire son activité sur le site de Rochefort à partir de 2024. Une décision qui fait suite à l'attente de l'extension du permis d'exploitation.
La société Lhoist qui gère actuellement la carrière de Rochefort-Jemelle vient d'annoncer, à travers un communiqué de presse, qu'elle allait réduire son activité à partir de 2024. La société extractrice de chaux et de dolomites arrive au bout de ce qu'il lui est possible d'exploiter sur son site. "La réserve de calcaire que Lhoist est autorisée à exploiter sur la commune de Rochefort sera épuisée d'ici fin 2026", fait savoir la société.
La société, bien consciente de ce problème, avait entamé des démarches en 2021 auprès des autorités régionales afin d'étendre le site rochefortois. Une demande de révision au plan de secteur avait été envoyée suivi d'une demande de permis unique.
.png)
Par cette dernière, le groupe Lhoist demandait une extension de la surface de l'exploitation de la carrière de 14,6 hectares vers le Nord-Est. Une zone qui était alors répertoriée comme une zone agricole. "Cela pourrait nous permettre d'assurer l'avenir du site jusqu'en 2040", assure le groupe belge.
Seulement pour obtenir l'aval de la Région wallonne, les lieux doivent faire l'objet d'une étude complète au plan de secteur ainsi qu'être transformés en zone d'extraction. Une procédure qui peut prendre plusieurs années.
>>> LIRE AUSSI : découvrez le nouveau projet d'extension de Lhoist
Si la société d'extraction se dit confiante quant à l'obtention du permis d'exploitation, elle se voit contrainte de diminuer temporairement sa production et ses activités, tant au niveau de la carrière de Rochefort qu'au niveau de l'usine située à On-Jemelle, jusqu'à l'obtention du dit permis.
Concrètement, la société va réduire dès l'an prochain sa production. Elle passera d'une production annuelle de 340 000 tonnes de chaux à 200 000. Une démarche qui permettra à la société de prolonger l'espérance de la carrière actuelle de 3 ans.
Du chômage économique temporaire et partiel
Qui dit charge de travail diminuée dit également adaptations au niveau des salariés. Si la direction entend conserver l'emploi, elle envisage de le faire en recourant à un plan de chômage économique temporaire et partiel. Des discussions avec les représentants syndicaux sont d'ores et déjà en train d'avoir lieu pour déterminer les modalités de mise en œuvre de ce ralentissement. "Cela nous permettra de conserver l'emploi, l'expertise et d'assurer un service continu auprès de nos clients", appuie la direction.
Fin mars, les travailleurs de la carrière Lhoist s'étaient mis en grève pour dénoncer les conditions de travail dans lesquelles ils exerçaient. Manque de personnel, mal être, charge de travail trop importante, burn-out... leurs récriminations étaient nombreuses. Pas sûr que cette annonce passe bien auprès des travailleurs.