Urbanisme

Dinant : le dossier Mont-Fat revient sur la table du conseil communal

publié le:31/05/2022 14:38:00 - mis à jour: 01/06/2022 14:31:59

La majorité dinantaise va commander une étude sur les aspects techniques, juridiques et financiers d’une liaison verticale et d’un parking de dissuasion sur le plateau de Mont-Fat.

Cela faisait longtemps ! Le dossier Mont-Fat, mis au frigo depuis le fiasco du projet Dormio, est réapparu sur la table du conseil communal de Dinant. Une réapparition certes timide puisqu'on est loin des grands débats qui avaient agité la vie politique dinantaise en 2017 mais une réapparition tout de même.

 

>>> A LIRE AUSSI : Projet Dormio, Richard Fournaux retire la prise (juillet 2017)

 

Ce lundi 30 mai, le groupe ID !, le groupe PS et Robert Closset ont voté la commande d'une étude au Bureau économique de la province qui porte sur les aspects techniques d'implantation d'une liaison verticale et d'un parking de dissuasion sur le plateau de Mont-Fat. Sont également prévues une analyse juridique et financière ainsi qu'une étude technique de faisabilité de réaménagement de la salle polyvalente et du réaménagement de la plaine de jeux.

 

Le montant de cette étude s'élève à 130.000€.

 

Prématurée pour l'opposition

 

Pour le groupe LDB (opposition), cette étude est prématurée, il y a bien d'autres projets à mener, notamment liés à la sécurité, avant de se pencher sur Mont-Fat. Victor Floymont argumente :

 

On fait une étude sur un site qui ne nous appartient pas et qui, vu le prix, n'est pas près de nous appartenir. La liaison verticale, on a déjà étudié cela sous la législature précédente et malheureusement il faut 8 à 10 millions d'euros. Quant au parking de dissuasion, on n'en a pas besoin. Il y a toujours 40% des places qui sont libres en centre-ville.

Cette réticence s'explique aussi par le fait que le plateau de la citadelle (entre le terrain de football et le site de Mont-Fat proprement dit) aurait été racheté par un promoteur immobilier pour y développer un projet résidentiel. Contacté par nos soins, Christophe Tumerelle (LDB) explique :

 

On reprochait à Richard Fournaux de travailler plus pour les promoteurs que pour les Dinantais. C'est exactement ce qu'ils font. Ici, on fait faire une étude par le BEP et puis si le promoteur dit finalement que ça ne l'intéresse pas, on aura perdu 130.000€. L'étude pourrait ne jamais avoir d'intérêt. S'il y a un promoteur, autant travailler avec lui.

 

Seule la Ville peut réfléchir au schéma d'orientation

 

Derrière cette étude, se cache un possible schéma d'orientation local, qu'on appelait autrefois PCA pour plan communal d'aménagement. Il détermine, pour une partie du territoire communal, des objectifs d'aménagement du territoire et d'urbanisme. En 2017, Richard Fournaux avait tenté de faire adopter un avant-projet de PCA pour Mont-Fat, cela avait entraîné de nombreuses crispations politiques.

 

L'étude commandée au BEP ce lundi pourrait aboutir à un PCA ou schéma d'orientation local. Thierry Bodlet, le bourgmestre, explique :

 

C'est impossible de travailler sur le PCA actuel mais on n'a pas dit qu'on ne demanderait rien à l'investisseur. On pourra lui demander de financer le changement de PCA. Cependant, un PCA ne peut être changé que par la commune. On a tout intérêt à avoir la main sur les affectations de la zone, plutôt que d'attendre un promoteur qui viendra avec son projet.

L'étude est finalement votée par la majorité, à l'exception de Laurent Brion (co-listier de Robert Closset) qui votera contre avec l'ensemble de la liste LDB.

 

 

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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