EX CATHEDRA : Djoser wallon pour résister aux Allemands

publié le:24/12/2015 20:00:00 - mis à jour: 11/02/2016 14:34:55

Pour son dernier numéro du cycle consacré à la Grande Guerre, ex cathedra accueille Joseph Dewez avec une conférence intitulée « La Grande Guerre des Rèlis Namurwès ».

Joseph Dewez est, entre autres talents, le président des Rèlîs Namurwès, une association qui a pour but de promouvoir la littérature en wallon ainsi que l'usage et la connaissance des langues wallonnes. Cette association publie cette année « Kriegscayès - La Grande Guerre des Rèlis Namurwès » un recueil contextualisé de 67 textes écrits par les membres pendant la Grande Guerre. Cet ouvrage est à la base de la conférence donnée par Joseph Dewez.

Les Rèlis de 1914 ont vécu des situations bien différentes. Certains vivent la guerre à Namur, occupée par les troupes allemandes, d'autres sont prisonniers en Allemagne, d'autres encore servent sur le front de l'Yser et enfin, un Rèlis est en exil en France. Ces situations différentes entraînent évidemment des regards différents sur le conflit.

Fouteûs d'Boches

En 1914, la grande majorité de la population parle le wallon. Or, l'étude historique de cette période porte quasi exclusivement sur des textes écrits en français. Pour les historiens, la publication de ces textes revêt donc une grande importance.

Joseph Dewez propose une réflexion sur la langue wallonne comme langue de résistance à l'occupant ou comme « patrie portative » pour les prisonniers et les exilés. Le wallon sert à dire la souffrance, le désespoir, la révolte mais aussi l'espérance. Le wallon sert à rire, à faire rire et à se moquer des Allemands.  Pour le Rèlis, Lucien Maréchal, « Le wallon garde un petit reste de vieille joie toujours prête à se libérer. »

 

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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