Agriculture
Face au Mercosur, la filière bovine wallonne affiche sa qualité au Ciney Expo
publié le:17/01/2026 23:04:00 - mis à jour: 20/01/2026 18:04:24
Le traditionnel concours bovin de début janvier a rassemblé beaucoup de monde ce samedi. Sauf que cette année, hasard du calendrier, il s’est déroulé le jour même où le Mercosur a été signé.
Des rings, des colosses de muscles, et des arbitres prêts à les départager. Ce n'est pas de la boxe, c'est un concours bovin. Pendant toute une journée, des centaines d'éleveurs présentent leurs plus belles bêtes. Les experts les classent ensuite de 1 à 5. Parmi les lauréats, Pierre Pirson, agriculteur à Sovet.
Ces concours, c'est avant tout un hobby. On ne gagne plus vraiment sa vie avec ça aujourd'hui. Mais c'est la reconnaissance de notre métier, la fierté du travail quotidien dans la ferme et de la sélection de nos bêtes. Être premier, c'est toujours agréable et motivant. Nous faisons ça par passion.
Ces concours servent surtout à se réunir, valoriser la qualité de son élevage, et parfois vendre des animaux. Mais cette année, l'événement prend une dimension particulière : il se déroule le même jour que la signature officielle du Mercosur. Pour Sophie Marchal, membre de l'organisation, c'est une façon de mettre en avant la Wallonie.
Je suis certaine qu'il n'existe pas de concours comme celui-ci en Amérique du Sud. Ici, c'est vraiment local : des éleveurs en famille, entre amis, avec des jeunes qui tiennent les animaux. C'est ça, la Wallonie. C'est la Belgique. Ce côté convivial et humain, on ne le retrouve nulle part ailleurs.
Maintenir le niveau d'excellence
Un tel concours permet également de montrer et de perpétuer la qualité des élevages wallons. Les jurés y veillent. Chaque vache, chaque taureau est analysé selon différents critères dont la musculature… Cette rigueur incite les éleveurs à améliorer leurs troupeaux et à maintenir un niveau d'excellence, selon André Halloy, membre du jury.
On a commencé avec une race mixte et on a progressivement travaillé pour obtenir des animaux d'exception. Ce n'est pas de la viande d'usine. Les éleveurs sont passionnés par leurs bêtes, ils aiment ce qu'ils font. C'est de l'amour de l'élevage, pas de l'industrie.
Le Mercosur signe l'ouverture des frontières, mais sur les rings de Ciney, ce sont les muscles et l'expertise wallonne qui font la loi.