Portrait

Femmes inspirantes (2): France Masai, une écologiste et féministe au Sénat

publié le:09/03/2022 10:43:00 - mis à jour: 11/03/2022 10:54:40

France Masai est cheffe de groupe Ecolo-Groen au Sénat. La Cinacienne y défend, entre autres, l’égalité homme-femme, tout en gardant ses convictions environnementales.

Active depuis seulement 5 ans en politique, la Cinacienne France Masai a déjà pris du galon. Conseillère communale dans la capitale du Condroz, elle est surtout cheffe de groupe pour Écolo-Groen au Sénat. Depuis 2020, elle mène la danse lors des réunions entre sénatrices et sénateurs des « Verts » à Bruxelles. Son cheval de bataille, c'est la lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales:

 

C'est une question de santé publique. Quand on a peur d'être soignée, on va reporter des soins ou passer à côté d'un dépistage. On peut aussi parfois développer des troubles liés à l'attachement quand on a vécu un accouchement traumatique. Ils font partie des thèmes qui sont peu politisés aujourd'hui et pour lesquels il y a un véritable travail à mener.

La Cinacienne n'en oublie pas pour autant sa casquette d'écologiste convaincue. Prochainement, elle compte déposer une proposition pour modifier un article de la constitution et y inclure l'accès à l'eau obligatoire pour chaque citoyen.

 

Pour lutter contre une certaine précarité puisque les prix de l'énergie augmentent et l'eau est concernée également. Mais il y a aussi la perspective environnementale avec une question de ressource et la qualité de celle-ci. 

En Belgique, le Sénat fait office de trait d'union entre le Nord et le Sud du pays. C'est un lieu de rassemblement où les questions peuvent être débattues en profondeur. La thématique environnementale prend d'ailleurs de l'importance ces dernières années, "enfin" disent les Écolos. Mais il reste du travail.

 

Je pense qu'il y a un plus grand intérêt qui se manifeste autour de ces questions parce qu'il y a un gros travail de pédagogie et d'informations qui est mené depuis des années. Mais dans la perception fine des enjeux, on n'arrive pas forcément à avoir un impact suffisamment fort pour peser sur le cours des choses. Autrement dit, l'inertie reste malgré tout assez grande. Je suis enthousiaste à l'idée de prendre part à certains changements, parfois c'est trop lent, parfois c'est trop long. Mais cela permet d'avancer, c'est indiscutable.

>> Ce portrait fait partie de notre série "Femmes inspirantes" réalisée dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux Droits de la Femme:

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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