Économie
Guerre en Iran : la blanchisserie « Atelier Saint Vincent » contrainte d’augmenter ses tarifs
publié le:04/05/2026 20:34:00 - mis à jour: 06/05/2026 16:51:22
En cause, un double impact pour cette entreprise de travail adapté : la hausse du prix des produits utilisés, mais aussi celle des carburants, essentiels à son activité.
L'Atelier Saint Vincent est une blanchisserie dont le fonctionnement implique de nombreux trajets. Toute la journée, neuf camionnettes sillonnent toute une partie de la Wallonie pour livrer du linge chez les clients. Une activité qui entraîne une consommation importante de carburant, explique Ladislas Nagant de Deuxchaisnes, directeur de l'Atelier Saint Vincent.
Nous allons chercher le linge, nous le rapportons, nous le traitons. Le transport représente donc une part importante de nos charges. Nos véhicules circulent chaque jour, ce qui génère une consommation mensuelle d'environ 2 500 litres de mazout. Avec la hausse du prix du carburant, l'impact sur notre structure de coûts est considérable.
Pour faire face à cette hausse, la blanchisserie a dû adapter temporairement ses tarifs auprès de ses quelque 500 clients : 2€ supplémentaires par livraison.
Les clients sont compréhensifs, même s'ils commencent à en avoir assez, car eux aussi sont touchés, notamment par le coût de leur véhicule personnel. Tout le monde souffre de la situation, mais nous n'avons pas d'autre choix.
Une hausse temporaire
Cette hausse des tarifs était d'autant plus indispensable que l'entreprise de travail adapté, qui emploie 74 personnes en situation de handicap, subit également les effets d'une deuxième conséquence de la guerre en Iran : la flambée des prix des produits de lavage.
Certaines matières premières entrant dans la composition de ces produits proviennent de pays lointains. Par ailleurs, une fois fabriqués en Belgique, leur acheminement depuis l'usine jusqu'à notre blanchisserie génère à nouveau des frais de transport. Les fabricants ont donc, eux aussi, répercuté ces coûts en augmentant leurs tarifs.
La facture mensuelle pour ces produits est ainsi passée de 8 000 à 10 000€. Après la crise du Covid et la guerre en Ukraine, c'est un nouvel événement extérieur qui pèse sur l'ASBL. Cette hausse des prix pour les clients devrait néanmoins rester temporaire : l'Atelier Saint Vincent espère pouvoir revenir à ses tarifs initiaux dès que les prix des fournisseurs redescendront.