Enseignement
Havelange : une institutrice primaire pour assurer les remplacements sur plusieurs communes
publié le:28/10/2025 11:30:00 - mis à jour: 28/10/2025 18:06:33
Photo d'illustration - Artem Podrez sur Pexels
Difficile pour des PO communaux de petites entités de pouvoir gérer des remplacements dans l'enseignement. Havelange embarque avec elle six autres communes pour pouvoir engager un temps plein d'un an.
Le projet se nomme Pool local de remplacement. Ce décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles permet à des pouvoirs organisateurs (PO) d'engager un temps plein pour une année dans l'enseignement primaire, afin d'assurer les remplacements sur une zone donnée. Ce dispositif expérimental a été lancé en 2022 sur les zones Hainaut-Sud et Bruxelles. Depuis cette année, il est étendu à Namur et au Brabant.
Havelange saisit donc la balle au bond. Le sujet était à l'ordre du jour du conseil communal du lundi 27 octobre. Restait une difficulté pour une petite commune rurale : le temps de travail permis, explique l'échevine de l'Enseignement Aurélie Brouir :
Le calcul se fait sur base de tranches de 90 élèves. Chaque tranche vaut une période. Pour Havelange, cela n'en fait que deux. Pour atteindre le temps plein, il en faut 24. J'ai donc décidé d'aller frapper à la porte des PO d'autres communes.
Le décret permet en effet de partager cet emploi sur plusieurs PO au moyen d'une convention. Havelange est donc le porteur de projet, et l'échevine a emmené dans son sillage six autres voisines :
Hamois pour 5 périodes, Andenne pour 5 périodes, Ciney pour 4 périodes, Gesves pour 3 périodes, Ohey pour 3 périodes et Somme-Leuze pour 2 périodes.
Les choses se mettent vite en place. Cette convention a été votée à l'unanimité au conseil communal d'Havelange. L'enseignant·e devrait entrer en fonction la semaine prochaine.
Comment s'organiser ?
Pour gérer tout au long de l'année, les PO se répartissent des semaines d'occupation, explique Aurélie Brouir :
Pour que ce soit plus confortable pour l'enseignant. S'il y a un remplacement à faire à ce moment-là, tant mieux. Si pas, l'enseignant est autorisé à faire du co-enseignement en classe.
Mais que faire en cas d'absence imprévue à remplacer (une maladie par exemple) si la personne n'est pas dans la bonne commune au bon moment ?
Le PO qui se retrouve dans cette situation peut contacter celui dans lequel l'enseignant se trouve en ce moment. Avec l'accord des deux, un switch de jours peut être autorisé. Les jours “retirés” à un PO seront rééchangés plus tard.
Pour rappel, ce dispositif expérimental vaut pour un an :
S'il est prolongé l'année prochaine, nous avons la convention avec les autres communes : cela peut rouler tout seul si on retrouve un candidat.