Enseignement

Institut Saint-Joseph à Ciney : la mobilisation s'est poursuivie ce vendredi malgré le vote

publié le:05/06/2026 16:41:00 - mis à jour: 05/06/2026 17:26:05

Le décret-programme de la FWB a été adopté cette nuit. Malgré ce vote qui entérine la réforme dans l’enseignement, la mobilisation s'est poursuivie dans plusieurs écoles, dont l’Institut Saint-Joseph de Ciney.

Le décret a été voté, mais les piquets de grève sont toujours en place aux entrées de l'Institut Saint-Joseph, à Ciney, ce vendredi. Les enseignants restent en colère après la décision prise dans la nuit par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Valérianne Frippiat, professeure de français à l'Institut Saint-Joseph :

C'est un profond sentiment d'injustice. L'injustice de ne jamais avoir été entendus, écoutés ou concertés jusqu'au bout. Quand je vois encore le mépris et le déni dont ont fait preuve les parlementaires de la majorité durant toute la journée d'hier et cette nuit, c'est très difficile. Sur le fond, aujourd'hui, on se retrouve avec la gueule de bois. On a gardé un dernier espoir jusqu'au bout, celui que certains élus des Engagés puissent revoir leur copie et se rendre compte que ces mesures ne sont absolument pas réalistes.

À l'autre entrée de l'établissement, des élèves poursuivent également leur mobilisation, même si le moral a été fortement affecté par le vote.

Azaria Belay, élève de rhéto :

C'est assez triste à voir, parce que cela fait des mois que des personnes se mobilisent et que l'on constate malgré tout que ce décret est passé. On a aussi l'impression que ce n'est plus le même combat. Avant, nous nous opposions au décret-programme. Aujourd'hui, pour certains, c'est devenu un combat pour la démocratie.

Paul Willemart, élève de rhéto :

À titre personnel, je trouve que cela dépasse désormais le seul cadre du décret. On touche directement à la démocratie et à la société. Je ne dirais pas que cela mine le moral, mais c'est compliqué. Beaucoup se sont mobilisés et auraient aimé être davantage entendus avant que ces changements ne soient adoptés. 

Malgré l'adoption du décret, la mobilisation devrait se poursuivre dans cette école. Sous quelle forme ? Rien n'avait encore été décidé ce vendredi.

Antoine Ansseau, professeur de français au sein de l'établissement :

Nous avons espéré jusqu'au bout et nous nous sommes mobilisés jusqu'au bout. Il ne faut pas considérer ce vote comme la fin du mouvement. Je pense qu'il va continuer. L'objectif était de nous faire entendre. Je crois que nous y sommes parvenus et que nous continuerons à le faire. Les personnes qui ont pris cette décision l'ont fait en connaissance de cause. On ne peut pas dire qu'elles ne savaient pas.

Pour la suite, selon la communication envoyée aux parents de l'Institut ce vendredi en fin d'après-midi, les barrages seront levés pour ce lundi 8 juin, même si "des perturbations ponctuelles restent toujours possibles". Les cours reprendront donc selon les horaires habituels.

Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les syndicats n'excluent pas de poursuivre la contestation. 

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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