Enseignement
Toutes les écoles secondaires de Ciney réunies pour dire "non" à la réforme de l'enseignement
publié le:03/06/2026 16:05:00 - mis à jour: 03/06/2026 16:24:44
Front commun à Ciney contre la réforme de la ministre Glatiny. Toutes les écoles secondaires de la ville ont défilé ensemble ce mercredi pour faire entendre leur opposition au projet.
Sur la place Monseu, trois grandes lettres ont été formées par une foule d'élèves et d'enseignants mobilisés. À Ciney, les écoles secondaires disent « non » à la réforme portée par la ministre Glatigny.
Ce mercredi, l'objectif est clair : afficher un front commun et faire entendre leur mécontentement. Luc Denys, professeur et délégué syndical à l'EPASC, explique :
On a décidé d'écrire un grand NON sur la place Monseu. On a rassemblé toutes les écoles de la ville pour marquer notre mécontentement et je dois dire que, à la grande satisfaction de tous, on est soutenus tant par les directions que par les P.O. Et donc ça, c'est vraiment chouette. C'est vraiment un mouvement général sur Ciney.
Un cortège rejoint par tous les établissements
Ce mouvement général est parti de l'Institut Saint-Joseph. C'est d'ailleurs de là qu'a démarré le cortège ce mercredi matin, avant d'être progressivement rejoint par les autres établissements de la ville : l'EPASC, l'Athénée royal Meuse-Condroz, l'Institut de la Providence et l'École des Forges. Alice Beguin, enseignante à la Providence, partage son ressenti :
C'est très important pour nous de nous joindre aux autres écoles. Nous sommes tous impactés. Le fondamental est aussi venu avec nous. Donc on est contents de voir qu'enfin, tout le monde se mobilise.

Des étudiants qui se mobilisent
Les revendications sont portées par les enseignants, mais aussi par les élèves. Le mouvement semble désormais gagner l'ensemble de la commune. Un élève raconte :
J'aimerais que les parents viennent aussi. Que tout le monde vienne avec nous pour faire grève, pour manifester et encourager les professeurs.
L'action a duré près d'une heure et s'est déroulée dans le calme. Mais la colère, elle, ne retombe pas. D'autant que le vote de la réforme, prévu le 10 juin, pourrait finalement intervenir dès ce jeudi.
