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Justine Henin, la "reine de la terre battue", revient sur ses débuts

publié le:09/06/2023 00:00:00 - mis à jour: 09/06/2023 17:22:57

20 ans après son premier sacre à Roland-Garros, Justine Henin revient sur son début de carrière et les prémices d'un palmarès exceptionnel.

Casquette blanche vissée sur la tête, Justine Henin embrasse et soulève la coupe Suzanne-Lengen. 20 ans après, ces images sont encore gravées dans les mémoires de ses très nombreux supporters. Le 7 juin 2003, la Rochefortoise devient la première Belge à remporter un titre du Grand Chelem et écrit l'une des plus belles pages de notre sport national. Justine ne le sait pas encore mais Roland-Garros deviendra sa maison, une compétition qu'elle gagnera quatre fois sur l'ensemble de sa carrière. Pour elle, c'est un rêve de petite fille devenu réalité.

Quand je vais regarder Roland-Garros à la télévision et voir Steffi Graf à l'âge de six ans. Très vite, je vais me dire que c'est ça que je veux faire, jouer sur le Central du tournoi parisien.

Dès son plus jeune âge, le talent de Justine saute aux yeux. Ses entraîneurs sont unanimes, ses résultats le prouvent. Rochefort tient une graine de championne.

Je commence à avoir des entrainements fédéraux, des gens approchent mes parents. À l'âge de neuf ans, Nick Bollettieri, célèbre coach américain, me remarque en Belgique et m'invite dans son académie en Floride. Il m'y invite pour y rester à l'année mais je ne me vois pas quitter la Belgique, et encore moins ma famille.

Un style unique en son genre

De Rochefort à la Porte d'Auteuil, Justine va franchir les étapes une à une. Elle va surtout développer un style à part, unique en son genre. Un ovni dans le monde du tennis féminin dominé par la puissance.

Je découvre rapidement que tout au long de ma carrière, je vais affronter des filles beaucoup plus grandes que moi. Il faut donc amener d'autres armes et mes entraineurs le comprennent très vite. Une de mes grandes qualités, c'était mon oeil et la coordination qui suit. Je sentais le jeu et cela me permettait d'arriver sur la balle beaucoup plus vite, tout cela associé à une vitesse de jambes. Vous développez ainsi de la puissance d'une autre manière que par la force pure.


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Ce mélange de vitesse et de variété dans son jeu rend Justine intraitable sur terre battue, une surface dont elle deviendra la reine quelques années plus tard.

C'est la surface sur laquelle j'ai grandi et j'ai appris. Mon style de jeu et ma créativité y étaient adaptés. En plus, c'était la surface qui était la moins bien exploitée par toute une série de joueuses qui n'avait pas spécialement appris à glisser sur terre battue. Moi, j'adorais cela.

Arrivée très jeune sur le circuit professionnel, c'est sans surprise que Justine Henin démarre en trombe sa carrière internationale.

Je me retrouve assez vite dans le grand tableau à Roland-Garros en 1999 à l'âge de 17 ans. On se dit que tout s'accelère mais en même temps, on ne se pose pas la question. On travaille pour cela tous les jours, pour gagner. On se prépare, on s'entraine. C'était là que je voulais être.

Là, c'est sur le toit du tennis mondial, où Justine restera pendant des années. Encore aujourd'hui, la Rochefortoise possède l'un des plus beaux palmarès de tous les temps.

 

 

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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