Enseignement
L'école communale de Bouvignes sauvée par la pédagogie Steiner!
publié le:02/04/2018 16:02:00 - mis à jour: 03/04/2018 13:05:43
Depuis septembre, l’école communale de Bouvignes s’inspire de la pédagogie Steiner. Cette éducation alternative, centrée sur le rythme des enfants, a redonné un souffle à l'établissement dinantais.
Tous les matins, Madame Elise accueille personnellement tous ses élèves un par un. Pour l'institutrice, ce rituel est essentiel avant de démarrer la journée:
C'est pour qu'ils se sentent bien accueillis dans la classe en tant qu'individu. Ensuite, je dis bonjour à tout le monde pour qu'ils se sentent dans le groupe.
Depuis septembre, l'école communale de Bouvignes s'inspire de la pédagogie Steiner. Pour ce type d'éducation alternatif, le rythme des enfants est au centre des préoccupations. La méthode est participative, l'élève est l'acteur de son propre apprentissage. Pour Madame Fabienne, l'institutrice maternelle, c'est la première année qu'elle enseigne de cette manière:
D'abord, il faut un rythme, un rythme très concret par rapport aux semaines et aux saisons. En classe, tout ce qui est en plastique est banni. Tout notre environnement est fait de produits naturels. On apprend également aux enfants à jardiner, à cuisiner,...
Les excursions hors de l'école sont nombreuses, les séances de relaxation aussi. Pour le plus grand plaisir des enfants. Noé, un élève de deuxième année primaire, témoigne:
A la base, je suis très nerveux mais la relaxation m'aide beaucoup. J'ai vu une différence.
Un premier bilan très positif
Après sept mois de mise en pratique, la pédagogie semble déjà porter ses fruits. Le corps enseignant en est convaincu, à l'image de Madame Sophie. Elle enseigne depuis trente-trois ans en primaire.
Les enfants ne sont plus les mêmes qu'il y a des dizaines d'années. Ils ne peuvent plus rester assis toute la journée. Ils ont besoin de bouger et de revenir à leurs sources.
Il y a quelques années, l'établissement dinantais éprouvait des difficultés pour trouver des élèves. Le changement de cap pédagogique aurait sauvé l'école à en croire René Ladouce, l'échevin de l'enseignement de la Ville de Dinant:
On était toujours à la limite. Une année sur deux, on était même en dérogation. L'adhésion à ce nouveau projet a attiré un nombre inimaginable d'enfants supplémentaires à l'école.
Le succès est tel que la commune envisage déjà des locaux supplémentaires pour accueillir les enfants l'année scolaire prochaine.
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