Face aux enjeux de la transition énergétique, les métiers du chauffage évoluent rapidement. Pour suivre le rythme, les centres de formation doivent s’adapter.
Au Centre de formation IFAPME de Dinant, les élèves de la section chauffage assistent à leur leçon du jour : comment monter une chaudière dernier cri. Depuis peu, ils ont la chance de s'exercer sur du matériel flambant neuf et très moderne.
Des équipements à la pointe
Pompes à chaleur, systèmes hybrides… du matériel à la pointe a été installé pour permettre aux apprentis, mais aussi aux professionnels, de se former aux nouvelles technologies énergétiques. Le centre de formation de Dinant est l'un des premiers à avoir modernisé ses ateliers, explique Laurent Ferailles, formateur.
C'est très important parce que, comme ça, on va pouvoir former les jeunes à ces nouvelles technologies qui sont encore au tout début. Pour 2050, normalement, tout le bâti wallon doit être rénové pour réaliser, entre autres, des économies d'énergie. Nous, nous n'avons pas eu ces occasions-là de nous former avec ce matériel-là. Comme c'est le premier centre ici à disposer de ces ateliers, c'est exceptionnel !
Former aux nouvelles technologies sans oublier les classiques
Si ces systèmes s'imposent progressivement chez les particuliers, notamment pour répondre aux enjeux d'économie d'énergie et de transition énergétique, la formation aux chaudières classiques reste indispensable pour les futurs professionnels, assure le directeur, Frédéric Dinon.
Bien entendu, on a encore du matériel, puisqu'il y a l'entretien du parc existant qui doit encore se faire. Donc on retrouve encore des chaudières à gaz, à condensation, ou au mazout traditionnelles. Mais l'avantage, c'est qu'on a aussi ce système d'hybridation qui est assez particulier et qui permet, en tout cas, à tout le monde de pouvoir se former sur ces nouvelles technologies.
Attirer de nouveaux talents dans un secteur en demande
Le directeur ajoute qu'au-delà d'offrir une formation complète, l'IFAPME de Dinant espère aussi attirer de nouveaux élèves, pour répondre au manque de main-d'œuvre que connaît le secteur.
On parle de métiers en pénurie, ou en tout cas à forte tension. Et donc, le fait d'avoir du bon matériel, d'avoir évidemment des partenaires qui nous accompagnent et des formateurs de qualité nous permet de mettre en place tout l'écosystème nécessaire pour espérer avoir un maximum de candidats et développer les filières. C'est ce à quoi nous travaillons avec nos partenaires, bien entendu.
Une stratégie qui semble déjà porter ses fruits : l'an dernier, près d'une centaine de professionnels ont suivi les formations continues proposées ici. En 2026, ils sont tout aussi nombreux à être inscrits dans le cursus diplômant.