La ferme Nadir, engagée dans une agriculture 100 % biologique et respectueuse de l’environnement, lance aujourd’hui une nouvelle levée de fonds. Objectif : construire un nouveau bâtiment de travail.
À Buissonville, la ferme Nadir cultive bien plus que des légumes. Elle incarne un projet de société fondé sur le respect de la terre, de l'environnement et des personnes. Ici, aucun engrais chimique, aucun pesticide, et même aucun outil à énergie fossile. Tout est pensé pour produire autrement. Mais l'ambition de la ferme ne s'arrête pas à ses pratiques agricoles. Depuis ses débuts, elle œuvre à rendre l'alimentation de qualité accessible à tous, comme l'explique Niels Delbauve, maraîcher :
Notre canal de vente principal, ce sont des abonnements à des paniers de légumes. On met en place le prix libre. On conseille un prix, mais les gens peuvent donner plus ou moins, en fonction de leurs moyens », explique un des membres de l'équipe.
Aujourd'hui, la ferme lance une nouvelle levée de fonds. Son objectif : récolter 200.000 euros pour construire un bâtiment de travail fonctionnel. Une infrastructure pensée pour améliorer les conditions de production, mais aussi pour diversifier les activités, comme le détaille Niels Delbauve :
Au rez-de-chaussée, on aura la station de lavage pour préparer les légumes à l'abri des intempéries, une chambre froide, un espace pour cultiver des chicons et des champignons… Et à l'étage, une cuisine de transformation, une chambre d'échoir aussi.
Ce projet n'est pas le premier que la ferme mène grâce au soutien citoyen. En 2022, elle avait déjà fait appel à la solidarité via une levée de fonds menée avec la coopérative Terre-en-vue. Aujourd'hui, la ferme participe à la campagne « Le bon moment » de la fondation BePlanet pour récolter des fonds et construire leur bâtiment.
Développement économique et transmission
À terme, ce projet leur permettra non seulement d'améliorer les conditions de travail, mais aussi de renforcer la viabilité économique de la ferme, souligne Simon Vial, maraîcher :
Ça va nous permettre d'augmenter un peu nos salaires, mais aussi d'engager plus de personnes. Et surtout, de transmettre ce qu'on a expérimenté ici.
D'autre part, il explique que, pour encourager les donations, l'équipe a imaginé des contreparties à la hauteur de son esprit solidaire et convivial :
La première petite contrepartie, c'est d'avoir son nom gravé dans la charpente du nouveau bâtiment. Et il y en a des plus grandes, comme se faire servir un souper à domicile pour huit personnes, en échange d'un investissement de 1.000 euros.
La campagne vient à peine de débuter : 276 euros ont été récoltés à ce jour. La ferme espère atteindre, d'ici une quarantaine de jours, le premier palier fixé à 30.000 euros.