Le Château de Chevetogne, ambulance en 1914

publié le:17/06/2014 10:55:23 - mis à jour: 17/06/2014 11:41:52

Au début de la Grande Guerre, la comtesse Maria van den Steen de Jehay, châtelaine de Chevetogne, transforme son château en ambulance (hôpital) où elle accueille des soldats des deux camps. Une fois le bâtiment occupé, elle se rend sur le front de l'Yser où elle continue son travail. Un livre et une expo rendent hommage à cette grande dame.

 Il y a quelques années, Florence de Moreau de Villegas de Saint-Pierre découvre les carnets d'une cousine de son grand-père, le Comtesse Maria van den Steen de Jehay. Elle y raconte sa vie pendant la Grande Guerre, comment elle a transformé son château de Chevetogne en ambulance (nom donné aux hôpitaux à l'époque) et son travail sur le front. Florence de Moreau décide d'en faire un livre, publié en 2009, sous le nom "Une Châtelaine dans les tranchées".

En cette année de commémorations, ce livre trouve un prolongement dans une exposition qui se tient au château de Louvignies (Soignies) jusqu'au 26 octobre prochain.

Comtesse Maria van den Steen de Jehay

Exposition

Tous les dimanches du 8 juin au 26 octobre de 14 à 18h

Pour plus d'informations, cliquez ici

Livre

"Une châtelaine dans les tranchées" de Florence de Moreau de Villegas de Saint-Pierre, Editions Racine, Bruxelles, 2009

C'est l'histoire d'une chatelaîne déterminée à servir son Roi.
« Ce livre retrace des histoires insolites, authentiques, de la guerre 14-18, conservées dans des agendas oubliés, et vécues par une châtelaine déterminée à servir sa Patrie et son Roi : la comtesse van den Steen de Jehay. Elle campe au fil de ses agendas, avec un humour et une rage de vivre exceptionnels, les situations drôles et tragiques de son quotidien, les traits captivants de tous ceux qui sont allés au-delà d'eux-mêmes, pour délivrer notre beau pays. Châtelaine de Chevetogne, fondatrice de l'école d'infirmières Sainte-Camille à Bruxelles, elle est aussi une femme de lettres reconnue. À l'annonce de la guerre, elle transforme son château en hôpital de la Croix-Rouge, plaçant d'un côté du salon les soldats allemands, de l'autre les soldats français et elle, sur le perron, comme un général, pour faire respecter la neutralité ! Son château occupé par les Allemands, elle part au front pour servir comme infirmière militaire. C'est le début de sa grande épopée dans les tranchées et à Poperinge, dans la «British Area» où elle fonde l'hôpital Élisabeth. Pour mener à bien sa mission de directrice, elle va user de l'éventail de ses relations et de son assurance de femme du monde. Avec à ses côtés des Quakers britanniques de vingt ans, des soeurs à cornettes expulsées de leurs couvents et des infirmières intrépides de Sainte-Camille, elle soigne des centaines de civils abandonnés au typhus, des militaires blessés, recueille les enfants sous les obus, organise l'évacuation des réfugiés, fonde maternités, orphelinats, écoles et ateliers pour dentellières. De jour en jour, on la découvre tantôt en douce maman d'un soldat mourant, tantôt se faisant passer pour la duchesse de Westminster afin de libérer un prisonnier, ou encore interprète des généraux britanniques. La reine Élisabeth, très présente au front pour soutenir les soldats, appréciera particulièrement son dévouement et lui donnera par reconnaissance le titre qui restera d'elle dans l'histoire : «Le Major de Poperinge»! »

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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