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Début 80, le premier Festival du rire de Rochefort de Michel Boujenah fut une catastrophe

publié le:12/10/2021 22:04:00 - mis à jour: 14/10/2021 16:04:41

Le Festival du Rire de Rochefort fête cette année son 40ème anniversaire. Michel Boujenah l'a fréquenté à de nombreuses reprises, avec un début catastrophique et un retour 10 ans plus tard, grâce à Amand Dalem.

Le Festival International du Rire de  Rochefort, c'est un rendez-vous qui compte pour Michel Boujenah. Pourtant, il y a 40 ans, alors candidat au concours du rire, les choses avaient très mal commencé. Il s'en rappelle dans les détails:  

Oh oui! Ça a très, très mal commencé. J'étais sorti de scène après n'avoir joué que dix minutes. Je suis rentré dans ma voiture, en costume et j'avais fui la ville et j'avais dit que je ne viendrais plus jamais à Rochefort.

Dix ans plus tard, Amand Dalem va le convaincre de revenir. Le festival, lâché par son allié du départ, la RTBF, vit des moments compliqués. 

C'est Amand Dalem et Raymond Devos qui m'ont dit: arrête de faire l'enfant. Cela suffit, il faut que tu reviennes. Alors, je suis revenu. J'aimais beaucoup Amand Dalem. 

A l'époque, Michel Boujenah déclarait:

Il a pris sa voiture. Il est venu de Bruxelles, où il travaillait. Un ministre, ça n'a pas que ça à faire que d'aller parler avec un clown qui a été blessé. Je suis très attaché à Amand Dalem.

Michel Boujenah, sauveur du FIRR?

Michel Boujenah ne veut pas qu'on lui attribue la réussite de la relance du Festival, même si dans les faits, l'événement a pris son envol à cette époque. 

Je ne pense pas que c'est grâce à moi. Je pense que c'est grâce à ceux qui s'occupent du festival, à tous les bénévoles qui défendent ce festival depuis tant d'années. Je suis très content d'y participer depuis que, entre Rochefort et moi, ça va beaucoup mieux. Mais, c'est grâce à nous tous. 

Le fil rouge des spectacles de Michel Boujenah est la mémoire. "Les Magnifiques", ces personnages créés il y a plusieurs dizaines d'années sont toujours là, ils évoluent dans le présent. 

Je ne parlais pas du Covid, il y a 20 ans, je ne parlais pas de Gargamel (Eric Zemmour), d'ailleurs, je plains les Schtroumpfs. Je ne parlais pas de Marine Le Pen, ni de Google. Mais le thème est le même: qu'est-ce qui va rester de nous à nos arrière-arrière petits-enfants? Qu'est-ce que c'est que la mémoire et comment la mémoire fonctionne aujourd'hui? Est-ce que le smartphone n'a pas tout remplacé?  

A 68 ans, Michel Boujenah a l'âge des personnages qu'il a créés. Il garde ce feu sacré, celui de faire rire les gens, sur des thèmes fondamentaux, la transmission, l'amour et la famille.

Isabelle Martiat Journaliste
isabelle.martiat@matele.be

 

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