Économie
Le secteur du vrac à la peine, nos épiceries résistent
publié le:21/09/2022 17:04:00 - mis à jour: 21/09/2022 21:48:05
Les magasins sans emballage sont à la peine. Cette année, le secteur du vrac a connu une baisse de 30% de son chiffre d'affaires. Chez nous, les épiceries tiennent bon en se diversifiant.
En pleine épidémie, les consommateurs s'étaient tournés vers les magasins en vrac et les épiceries locales, des endroits où le circuit-court est l'une des priorités. Devenu tendance pendant le confinement, le marché du zéro déchet se tasse pourtant aujourd'hui. Les Belges ont repris leurs anciennes habitudes, direction les supermarchés, au grand dam de Laurence Votquenne, la gérante d'une épicerie sur les hauteurs de Dinant.
C'est important de ne pas culpabiliser les gens parce que pour certains, c'est vraiment très dur ! Ils n'ont pas toujours le temps de faire des comparatifs. Et puis, il reste cette fameuse croyance du prix plus élevé dans les petits commerces et des prix moins cher dans les grandes surfaces.
Le prix, c'est le nerf de la guerre, évidemment. Surtout en cette période de crise énergétique où chaque centime compte dans le porte-feuille des consommateurs. Manon Posocco gère l'épicerie "T'emballe pas" à Ciney:
Les clients font beaucoup moins de trajets qu'auparavant. Ils ne viennent plus en centre-ville, ils préfèrent économiser de l'essence. Certains clients que l'on voyait chaque semaine ne viennent plus qu'une fois par mois. Tant que le gaz et l'électricité augmenteront, les gens consommeront de moins en moins.
Se diversifier pour subsister
Selon les chiffres de "Consom Action", le réseau des professionnels pour une consommation zéro déchet, le secteur du vrac a observé cette année une baisse de plus de 30% du chiffre d'affaires. Certains commerces indépendants éprouvent de grandes difficultés, d'autres trouvent des alternatives pour subsister. L'épicerie cinacienne a choisi la carte de l'agrandissement pour proposer plus de produits à ses clients.
On a désormais beaucoup plus de choix et donc de clients. Mais on se rend compte quand même qu'à l'heure actuelle, le panier moyen du client a bien baissé.
En place depuis six ans, l'Épicierie des Massennes à Dinant s'est diversifiée pour continuer à exister. Laurence Votquenne s'explique:
On sait faire toutes ses courses dans mon magasin. On peut acheter de la viande, du poisson, des légumes, des fruits, même des cosmétiques.
Le secteur demande,aujourd'hui, l'aide du gouvernement fédéral. Il voudrait une baisse de la TVA sur les produits vendus en vrac.