Enseignement

Le sort de l'école de Neffe n'est pas encore scellé

publié le:05/09/2018 17:00:00 - mis à jour: 06/09/2018 11:03:41

Depuis quelques jours, inquiétudes à l'école de Neffe : elle manque toujours d'enfants en maternelle tandis que l'ouverture du milieu d'accueil pour les plus petits se fait toujours attendre.

À l'école libre de Neffe, l'avenir des maternelles s'écrit pour l'instant en pointillé. Avec seulement sept élèves inscrits jusqu'à présent, il en manque encore cinq pour atteindre le cap des douze enfants, synonyme de subventions. Une situation que déplore Noël Wilputte, ancien directeur et membre du pouvoir organisateur de l'école libre de Neffe:

Pour l'instant, nous n'avons pas le quota prévu, mais nous continuerons à essayer d'avoir de nouveaux élèves. On nous promet la crèche pour dans quinze jours maximum, donc ça va faire du bien.

Cette crèche, c'est plus précisément un milieu d'accueil pour les tout petits. Il aurait dû ouvrir ses portes ce 1er septembre dans les locaux de l'ancienne école communale maternelle, mais le chantier a pris du retard comme l'explique René Ladouce, échevin de l'enseignement de Dinant.

C'est reporté de trois semaines puisqu'il y a eu un défaut de livraison au niveau du lino qui est la matière imposée par l'ONE au niveau du revêtement des sols. L'ouverture est donc postposée de trois semaines. On aura la date de l'inauguration d'ici quelques jours.

Un pari sur l'avenir

La création de ce milieu d'accueil, c'est avant tout une stratégie pour sauver l'école de Neffe. On estime qu'il y a de fortes chances que les enfants inscrits dans le milieu d'accueil viennent ensuite alimenter l'école du village par la suite. La méthode a déjà été expérimentée à Dréhance, Falmignoul et Anseremme et semble porter ses fruits. Du côté de Neffe, deux enfants sont déjà inscrits.

Si le milieu d'accueil se veut un pari sur l'avenir, il ne devrait pas résoudre le problème des 5 élèves de maternelle manquants dans l'immédiat. L'année dernière, la classe n'atteignait déjà pas le quota obligatoire. Le pouvoir organisateur avait alors décidé de payer l'institutrice en fonds propres. Dans l'expectative de cette année, Noël Wilputte a en tout cas bon espoir.

Nous continuerons comme l'année dernière à soutenir notre école de Neffe. Un village sans école est un village mort.

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CDJ

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