Commerce

Ciney: le blues des coiffeurs

publié le:16/12/2021 17:38:00 - mis à jour: 16/12/2021 19:47:01

Les coiffeurs constatent une baisse de fréquentation dans leurs salons. Le secteur qui a été mis à l’arrêt durant des mois à cause du Covid-19, a du mal à reprendre du poil de la bête.

Moment beauté au salon de Jean-Pierre Jadot à Ciney. On colore, on sèche.. On essaie de satisfaire les quelques clientes de la journée. Depuis la réouverture du secteur, le coiffeur a du mal à remplir son salon. 

Aujourd'hui, les clients réfléchissent à deux fois avant de franchir la porte du salon. Pour le coiffeur, la Covid-19 a changé la donne. Il explique : 

Chez nous, nous avons un clientèle relativement âgée. Je sais que beaucoup de mes clients attendaient d'être complètement vaccinés pour revenir au salon. Il y a aussi les gens qui ont pris l'habitude de se passer des services d'un coiffeur, beaucoup ont décidé de ne plus se teindre les cheveux, par exemple. Des personnes que l'on voyait parfois toutes les semaines ne viennent plus que toutes les cinq semaines.

Confinement oblige, les clients ont pris l'habitude de ne plus être tirés à quatre épingles. Marie-Claire Avalosse en a d'ailleurs profité pour changer de look.

Maintenant, j'ai une coupe un peu plus longue et donc je dois moins l'entretenir. Cela me permet aussi d'économiser, car le coût de la vie augmente énormément.

Aujourd'hui, Jean-Pierre s'inquiète pour les finances de son salon et redoute l'arrivée des factures.

C'est le même constat pour Valérie Saint Huille, dans son salon situé quelques mètres plus loin. Habituellement, ils fonctionnent sur rendez-vous, mais faute de clients, à présent, tout le monde peut venir quand il le souhaite. Une situation instable pour le salon.

Nous avons deux stagiaires qui viennent de finir leurs stages et nous ne savons pas si nous allons pouvoir les engager car la situation est trop compliquée.

Néanmoins, à l'approche des fêtes, les coiffeurs ne perdent pas espoir de voir à nouveau leurs agendas afficher complet:

Nous allons être très occupés ces deux prochaines semaines. En même temps, si nous n'avons pas du travail maintenant, nous n'en n'aurons plus jamais !

Cependant, tous deux redoutent une chute encore plus brutale après les fêtes.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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