Philippe Lacheau et sa bande reviennent avec une comédie truffée de références et de clins d'oeil aux Gremlins, à ET ou à Indiana Jones. Marsupilami arrive au Ciné Gedinne en avant-première ce samedi 31 janvier
La sélection de la semaine et les avis de Julien Collard du Ciné Gedinne :
- "Marsupilami" de Philippe Lacheau, avec Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan : en avant-première au Ciné Gedinne le samedi 31 janvier à 20h30 et le dimanche 1er février à 15h50
Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d'Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d'une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place.
Tout dérape lorsque ce dernier l'ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos!
Marsupilami a été conçu comme un terrain de jeu truffé de références. Steven Spielberg est l'influence majeure (E.T., Les Goonies), notamment dans la relation enfant-créature, la poursuite à vélo ou l'idée de l'animal comme refuge émotionnel.
Mais le film convoque aussi Les Gremlins, Indiana Jones, Le Transporteur (à travers le concept du colis mystérieux), Le Grand Bleu (avec l'accord exceptionnel d'Éric Serra pour quelques notes musicales), ainsi que la culture manga (Dragon Ball Z).
Pour Philippe Lacheau et ses co-scénaristes, ces références ne sont pas de simples clins d'œil nostalgiques : elles servent à créer un langage commun entre générations, où parents et enfants ne rient pas toujours au même moment, mais devant le même film.
Avec la Bande à Fifi mais aussi Jean Reno, Jamel Debbouze, Gérard Jugnot, Didier Bourdon, Alban Ivanov…
- "Le chant des forêts" documentaire de Vincent Munier : en avant-première au Ciné Gedinne le lundi 2 février à 20h15, soirée spéciale "nature" avec la projection du court-métrage "Claies secrètes" d'Anthony Defoy.
Autre séance le mercredi 4 février à 18h20.
Après "La Panthère des neiges", César du meilleur film documentaire en 2022, le photographe et réalisateur Vincent Munier retrouve ses Vosges natales. Ses images parlent pour lui. Un monde sauvage, invisible mais plein de traces pour qui sait regarder.
Traces sonores autant que visuelles. Il faut d'abord tendre l'oreille. Chouette hulotte, hermine, renard, écureuil...
Vincent Munier n'est pas le seul humain parmi les sapins. Michel, son père, l'accompagne. Naturaliste, écologiste de la première heure, il est aussi grand-père. Simon, le fils de Vincent, met ses pas dans les siens.
Trois générations d'hommes qui ont chacun leur histoire. La transmission passe ici par l'expérience, les gestes, le silence.
L'attente est parfois âpre, ingrate. La neige, le froid et le refus de l'animal d'apparaître à l'homme font aussi partie du programme. L'absence du Grand Tétras (un grand coq de Bruyère) n'est pas un caprice.
Sa disparition est le signe du réchauffement climatique. Pour trouver l'oiseau, relique de l'âge de glace, les trois hommes devront partir pour le Grand Nord, en Norvège.
En première partie, on propose le (très) court-métrage "Claies secrètes", réalisé par Anthony Defoy d'Herbeumont, sur le Pont de Claies de Vresse-sur-Semois. Un pont éphémère tissé de bois monté en été par-dessus la Semois et qui permet de rejoindre le village de Laforêt.
C'est un film qui allie à la fois la beauté de la nature et l'éloge de la transmission. Des membres de l'équipe Natagora Lesse et Houille nous font le plaisir d'être présents.
- "Send help" de Sam Raimi, avec Rachel McAdams, Dylan O'Brien, Edyll Ismail : au Ciné Gedinne le vendredi 30 janvier à 20h15 et le dimanche 1er février à 20h35
Seuls rescapés d'un accident d'avion, Linda Liddle et Bradley Preston se retrouvent à présent coincés sur une île déserte. Pour ces deux collègues que tout oppose, l'heure est venue de surmonter les griefs du passé et de travailler ensemble pour tenter de s'en sortir.
Sauf qu'en fin de compte, la bataille pour la survie devient une épreuve de force, inquiétante et cruellement drôle, où chacun veut jouer au plus fin…
Petit film bien fun, qui vire parfois à la comédie, tendance humour noir. Et puis gore comme il faut, bien sûr. Aux Etats-Unis, "Send Help" a été classé "R", soit interdit aux personnes de moins de 17 ans non accompagnées. Gageons que ça lui fera de la pub.
Un horrible patron et son employée méprisée ont échoué sur une île déserte… A partir cette idée, le réalisateur américain retrouve la verve qui était la sienne dans les "Evil Dead".
"Une bataille après l'autre" de Paul Thomas Anderson, avec Leonardo DiCaprio, Benicio Del Toro et Sean Penn: au Centre Culturel de Dinant le vendredi 6 février à 20h
Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa, indépendante et pleine de ressources.
Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…
Un film incandescent, à la fois course-poursuite, comédie, étude de moeurs, récit onirique et pamphlet politique, qui offre un portrait au vitriol de l'Amérique viciée de Donald Trump.
C'est un miroir grossissant de la société américaine : violence des extrémistes, descente brutale contre les immigrés, montée du suprématisme blanc.
DiCaprio est un anti-héros d'aujourd'hui : celui qui doit sauver, mais avec un physique d'ours débraillé en peignoir, et pas mal d'addictions aussi à combattre. L'acteur, qui porte le film sur ses épaules, s'est entraîné physiquement pendant 6 mois pour le rôle.
Un film fou qui ne ressemble à aucun autre. Entre humour, drame, poursuites et diatribe. Une leçon de cinéma signée Paul Thomas Anderson.