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Nouvelle manifestation devant Le Queen’s à Dinant : les anciens employés maintiennent la pression

publié le:31/07/2025 15:48:00 - mis à jour: 31/07/2025 16:02:29

À Dinant, la tension ne retombe pas autour du restaurant Le Queen’s. De son côté, l'employeur a tenu à faire valoir son droit de réponse.

Ce jeudi, une dizaine de personnes se sont de nouveau rassemblées devant le restaurant Le Queen's place Reine Astrid à Dinant. Parmi elles, principalement d'anciens employés venus dénoncer des conditions de travail qu'ils jugent précaires et illégales.

Ce n'est pas la première fois que ces ex-travailleurs expriment leur mécontentement. Une première action avait déjà eu lieu il y a quelques semaines. Selon Laetitia Damanet, permanente interprofessionnelle à la CSC Namur-Dinant, la situation reste inchangée depuis. Elle affirme que les salariés n'ont toujours pas été rémunérés pour le travail effectué, ce qui les plonge dans une grande précarité. Elle ajoute que l'employeur continuerait à exercer des pressions sur son ancien personnel.


>>> Lire aussi : Dinant : les ex-travailleurs du Queen's manifestent, un mois après l'ouverture du restaurant


La réponse de Gilles Petit, l'employeur 

À la suite de notre reportage diffusé le 16 juillet dernier, l'employeur, M. Gilles Petit, a souhaité exercer son droit de réponse. Voici le communiqué qu'il a adressé à la presse :

Le fondateur de The Queen's à Dinant souhaite apporter un éclairage sur les faits relayés dans votre média et sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Un projet entrepreneurial local, pas un groupe anonyme

The Queen's est le fruit d'un projet ambitieux mené par un entrepreneur belge indépendant, passionné par la restauration et la valorisation du patrimoine architectural. Après avoir racheté et entièrement rénové un bâtiment laissé à l'abandon en plein cœur de Dinant, il a été décidé de créer un lieu unique, mêlant gastronomie, patrimoine et circuit court avec la mise en avant de produits belges.

Une erreur de casting et une gestion initiale défaillante

Dans le cadre de cette ouverture, la gestion opérationnelle a malheureusement été confiée à une équipe ayant abusé de la confiance des fondateurs du projet et qui a dû être rapidement licenciée. Celle-ci a procédé à un recrutement massif, brouillon, sans cadre ni contrôle, embauchant 27 personnes sans vérifier leurs compétences ou adapter l'effectif aux réalités du terrain, alors que le restaurant ne compte qu'une capacité d'accueil de 80 couverts. Elle s'est également montrée négligente dans la gestion administrative (contrats, horaires, planning, gestion RH), ce qui a provoqué – et provoque encore aujourd'hui - un chaos qui est plus que regrettable.

Dès que l'actionnaire principal a pris connaissance de cette situation, il a agi rapidement : en à peine une semaine, la collaboration avec les responsables a immédiatement été résiliée ainsi que l'ensemble des contrats de travail existant, afin d'éviter de prolonger un système qui aurait pénalisé toutes les parties. Nous comprenons parfaitement que cette décision ait été brutale, mais elle était nécessaire.

Des procédures en cours pour régulariser la situation

La société tient à préciser que toutes les obligations salariales seront respectées. Un audit complet a été lancé et les documents transmis aux autorités compétentes. L'objectif est maintenant que chaque travailleur concerné soit régularisé dans les meilleurs délais. Nous restons également disponibles pour toute médiation sérieuse.

Un projet solide et ambitieux, malgré un climat délétère 

La société déplore les campagnes de dénigrement et les appels au boycott qui pénalisent tant le restaurant que l'ensemble des équipes aujourd'hui en place, ainsi que les efforts de relance touristique de la ville de Dinant. The Queen's continue son projet avec une équipe réduite mais adaptée, qualifiée et encadrée. Nous avons en parallèle développé The King's, un espace de vente à emporter mettant en avant des produits artisanaux belges ainsi que des produits exclusifs, comme la Gaufre de Dinant.

Un appel au dialogue, à la justice et à la sérénité

Enfin, la société étudie la possibilité d'entamer des démarches judiciaires à l'encontre de l'ancienne équipe de gestion pour clarifier les responsabilités. Nous croyons en la justice, au respect du travail, et à la transparence. Mais nous croyons aussi que chaque projet mérite d'être jugé sur ce qu'il propose aujourd'hui, et non sur les erreurs du passé.

 

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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