Canicule
« On bosse jusqu’à 50h par semaine » : un pisciniste d’Yvoir débordé
publié le:17/07/2026 21:29:00 - mis à jour: 20/07/2026 14:09:36
Entre les interventions classiques d’entretien et les chantiers déjà programmés, les semaines de travail sont longues. Après une année plus calme l'an dernier, la demande repart fortement à la hausse.
À chaque épisode de canicule, les volets de piscine s'ouvrent… et les piscinistes enchaînent les journées à rallonge. Ils ont jusqu'à 50 heures de travail par semaine. Après une année plus calme l'an dernier, la demande repart fortement à la hausse, confirme Loïc Quiddoes, pisciniste chez FredEauVert.
Il y a un regain d'intérêt pour les piscines. Comme tout coûte plus cher aujourd'hui, certaines personnes préfèrent peut-être investir dans leur maison plutôt que partir en vacances. Et avec des étés de plus en plus chauds, la demande augmente forcément.
Pour les nouvelles installations, il faudra toutefois patienter : le calendrier des chantiers est déjà complet pour cette année. Dans leur camionnette, les deux piscinistes enchaînent donc surtout les interventions sur des bassins déjà installés. Au total, ils suivent environ 500 clients, explique Frédéric Rodrique, pisciniste chez FredEauVert.
Les gens profitent beaucoup plus de leur piscine que les années précédentes. Cela entraîne davantage de contrôles, d'entretiens et donc forcément plus d'interventions pour nous.
Corriger des erreurs des clients
Concrètement, les piscinistes passent une grande partie de leur temps sur le terrain pour analyser la qualité de l'eau. Ils doivent aussi parfois rectifier certaines erreurs de manipulation des clients, explique Loïc Quiddoes.
Le métier a beaucoup évolué. On intervient régulièrement chez des clients qui essaient de gérer eux-mêmes leur piscine, parfois en ajoutant trop de produits. Notre rôle est alors de rétablir l'équilibre de l'eau pour qu'elle soit claire, et en même temps la plus saine possible.
Si les piscines sont aujourd'hui davantage contrôlées, la technologie facilite aussi le travail des professionnels. De nombreux paramètres peuvent désormais être surveillés à distance, détaille Frédéric Rodrique.
On peut suivre le taux de chlore, qui sert à désinfecter l'eau, ainsi que le pH. Cela nous permet d'anticiper les problèmes et de conseiller les clients. Par exemple, on peut voir à distance qu'un taux de désinfectant est trop bas et constater que le bidon est simplement vide.
Pour ceux qui souhaitent installer une piscine chez eux, il faudra probablement attendre l'année prochaine, les carnets de commandes étant déjà bien remplis. Il faut également prévoir un investissement d'au moins 20.000 euros.