Finances
Réforme des allocations de chômage : les CPAS de Ciney et Dinant inquiets
publié le:15/04/2025 16:39:00 - mis à jour: 16/04/2025 17:22:30
Le gouvernement fédéral l’a confirmé : dès le 1er janvier 2026, les allocations de chômage seront limitées dans le temps, à pas plus de 2 ans. Les CPAS s'inquiètent des conséquences.
Actuellement, le CPAS de Ciney aide 210 personnes. Selon les estimations du gouvernement fédéral, à partir du 1er janvier 2026, ce chiffre devrait presque doubler. 206 exclus du chômage passeront au CPAS.
Cette limitation des allocations de chômage devrait couter minimum un million d'euros au CPAS de Ciney. La présidente, Séverine Goedert, est plutôt favorable à la nouvelle mesure du gouvernement, estimant qu'il faut remettre les bénéficiaires au travail. Mais il faudra une aide financière, car le budget de 2 millions et demi d'euros pour 2025 ne suffira plus en 2026.
On accueillera ces personnes et on va les remettre sur le chemin de l'emploi. Mais il faut nous donner les moyens pour réinsérer ces personnes. Si on ne reçoit pas d'aide du fédéral pour renforcer nos équipes et augmenter le taux de remboursement du revenu d'intégration sociale, ça va être compliqué.
Dinant pourrait être encore plus en difficulté financière
Si le CPAS de Ciney s'attend à accueillir 200 personnes en plus, celui de Dinant a des projections similaires. Le gouvernement parle de 197 bénéficiaires supplémentaires. Une hausse de 25% qui aura un coût, dans une commune déjà en difficulté financière, confirme Lionel Naômé, président du CPAS de Dinant.
Nous sommes déjà sous tutelle financière de la Région wallonne. Nous devons suivre un budget drastique et cette mesure est une nouvelle qui ne va pas arranger les choses d'un point de vue financier. Le problème c'est que ça va retomber sur les caisses communales. On ne va que renforcer encore un peu plus le déficit que nous connaissons déjà actuellement.
Le président attend donc de savoir à quel point le fédéral va aider les CPAS. Mais quoiqu'il arrive, cela représentera un cout pour les communes. Car elles supportent généralement 30% du montant du revenu d'intégration sociale.
Pour accueillir environ 200 personnes en plus, le CPAS de Dinant va probablement devoir engager. Pour l'instant, il envisage de recruter 2 équivalents temps-plein supplémentaires.