Enseignement

Une rentrée scolaire toujours dans le flou

publié le:10/01/2022 16:21:00 - mis à jour: 11/01/2022 15:00:26

Cette rentrée scolaire se fait sous le signe de l’allègement des règles de fermetures de classes. Mais, entre mesures floues et travail de suivi toujours aussi lourd, les directions d’écoles tirent la langue.

Depuis ce 10 janvier, les élèves du collège Notre-Dame de Bellevue, à Dinant, ont pu reprendre leur cours en présentiel à 100 % . C'est un soulagement, mais pour la direction, le casse-tête organisationnel recommence. Les règles de fermeture de classe en cas de contamination sont inconnues alors que les cours reprennent. Alain Koeune, le directeur, explique avoir eu des informations par voie de presse, mais aucune circulaire officielle pour expliquer la démarche à suivre:

Nous n'avons reçu aucune circulaire, ce qui nous met dans l'embarras parce qu'on apprend les informations par la presse. Il semblerait, si cela est confirmé par une circulaire, que les règles soient largement allégées dans le secondaire. Nous n'aurions alors plus à fermer les classes en fonction du nombre de cas détectés.

Une fois sur le site web dédié à l'enseignement secondaire, nous remarquons aussi l'absence d'informations sur ce point. Il est simplement indiqué qu'un protocole est en cours de création:

La Conférence interministérielle des Ministres de la Santé […] a décidé d'adapter considérablement la stratégie de testing et de tracing dans la société comme dans les collectivités scolaires. Au niveau scolaire, cela se traduit principalement par la suppression de l'emergency brake et par une modulation des règles à respecter en cas de contact à haut risque des élèves en fonction de leur statut vaccinal. L'ONE finalise actuellement l'adaptation de ses protocoles à l'attention des SPSE et CPMS de WBE. Un document d'information complet vous sera transmis dans la foulée de la communication de l'ONE».

Plus claire en primaire

Heureusement, au niveau du primaire, la règle est plus claire. Dorénavant, on ferme une classe si quatre enfants sont positifs et non plus deux. Pour la directrice des écoles communales de Dinant, Alexandra Leclerc, cela ne changera pas grand-chose:

Cette mesure veut dire qu'on fermera moins rapidement une classe. À part cela, le reste, c'est pareil: on passe notre temps à recevoir des coups de fils, notamment de parents mécontents du port du masque. On doit tout le temps parler, essayer de convaincre. Franchement c'est très fatigant.

À Dinant, seules trois classes ont dû être fermées depuis septembre. Le réseau communal ne connaît donc pas les fermetures intempestives de classes comme dans d'autres plus grandes villes. Ici, c'est surtout le travail engendré par la pandémie qui pèse d'autant que ces règles pourraient encore changer en fonction de l'évolution de la situation sanitaire du pays.

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CDJ

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