Se couper du réseau et utiliser à la place un groupe électrogène pour faire des économies. La solution peut paraitre surréaliste mais le directeur d'une maison de repos cinacienne l'envisage.
Le nez dans ses factures d'énergie, le directeur du Centre Sainte-Thérèse, une maison de repos à Ciney, ne peut que constater les montants exorbitants demandés pour l'électricité.
L'année dernière au mois d'août, nous avons payé 6.800 euros d'électricité. En 2022, nous avons payé 34.000 euros. On ne peut pas continuer comme cela.
L'une des solutions envisagées par Francis Cassart, c'est se couper du réseau électrique et s'alimenter par un groupe électrogène fonctionnant au mazout. La manière de faire des économies d'argent peut paraitre un peu surréaliste mais le directeur a déjà fait les calculs.
Si nous utilisons notre groupe électrogène pendant un mois, cela reviendra à 30.000 euros de mazout. Si en hiver, le coût du mégawatt-heure s'élève à 1000 euros, je payerai 65.000 euros. Il n'y a pas photo.
Alors idée de génie ou fausse bonne idée ? La réponse Ruddy Docquier, manager chez Dutry Power Lux, une société loueuse groupes électrogènes:
Si tous les Belges, ou ceux qui ont besoin d'électricité, passent aux groupes électrogènes, le marché belge et européen ne pourra pas répondre à la demande. Fabriquer de l'électricité avec un groupe électrogène doit rester une solution provisoire.
La TVA toujours à 21%
Pour réduire sa facture énergétique, le directeur de la maison de repos a pourtant déjà fait de gros efforts.
On s'est groupés avec d'autres institutions, on a investi dans des éclairages LED et on a commandé 560 panneaux photovoltaïques.
Au Centre Sainte-Thérèse de Ciney, comme dans toutes les maisons de repos wallonnes, les pièces de l'établissement sont chauffées à 22 degrés, une température imposée par l'AVIQ, l'agence pour une vie de qualité. Une aberration pour le directeur:
Est-ce que c'est encore logique alors que dans les administrations, on va passer à 19 degrés? Est-ce qu'on ne pourrait pas passer à 21 degrés, cela équivaut à une économie de 7% d'énergie. Le problème se situe aussi et surtout au niveau de la TVA. On ne peut pas continuer à 21% alors que tout le monde est à 6%. Est-ce que les ASBL ne pourraient pas tout simplement passer à 0% ?
D'après Francis Cassart, les six prochains mois seront cruciaux pour certaines maisons de repos qui risquent de mettre la clé sous le paillasson.