Enseignement

Un rescapé du ghetto de Varsovie témoigne devant 500 élèves de Ciney

publié le:15/01/2025 13:29:00 - mis à jour: 15/01/2025 18:05:38

Jozef Sznajer, un rescapé juif du ghetto de Varsovie, est venu raconter sa douloureuse histoire à près de 500 jeunes de l’Institut Saint-Joseph de Ciney. Son témoignage a bouleversé les élèves.

Le théâtre du Centre culturel de Ciney est rempli pour écouter le témoignage de Jozef Sznajer. Ce juif de 87 ans a vécu l'horreur dans le plus important ghetto juif de la seconde guerre mondiale, celui de Varsovie. Pendant plus de deux heures, ce Bruxellois d'origine polonaise, a raconté ces années d'horreur et d'angoisse. Il avait 3 ans quand tout a débuté, mais il a des souvenirs très précis de ce passé douloureux. Aujourd'hui, il revit encore les émotions de son passé.

Comment ne pas être ému en repensant à tout ça, sachant qu'on était la seule famille survivante de notre immeuble? Au nom de ces 70 millions de personnes qui sont mortes violemment, j'ai ce devoir de parler, car moi j'ai survécu. Je dois raconter ce que j'ai vécu.

Pour Lise Kleinkenberg, une élève de l'Institut Saint-Joseph, ce témoignage permet d'y voir plus clair.

Avec les émotions qu'il transmettait dans son récit, c'était vraiment réel. On se rend compte que ce n'est pas juste une histoire qu'on voit dans les films ou en classe.

Un témoignage qui devient rare

Jozef a échappé plusieurs fois à la déportation vers le camp de Treblinka. Sa famille, est l'une des rares à avoir réussi à s'échapper du ghetto. Pour les élèves, entendre son histoire est une chance.

On ne ressort pas comme on est rentré dans cette salle. On apprend plein de choses et on est bien conscients que cela devient de plus en plus rare d'entendre ce genre de témoignages.

Propager la pensée positive

Pour Jozef, continuer à tenir des conférences à 87 ans, c'est une opportunité de propager la pensée positive. S'ils la pratiquent, ils vont résoudre des problèmes en pensant à ce que j'ai vécu.

Joppe De vocht Vanacker, élève, confirme :

Chaque fois que je serai devant mon assiette remplie de nourriture, je me rendrai compte de la chance que j'ai au quotidien. Même se tenir debout librement est une chance quand on sait que lui a dû se cacher dans un espace d'une hauteur de 1m50.

Pour l'Institut Saint-Joseph de Ciney, ce témoignage fait partie d'un projet plus vaste mené par l'école sur le nazisme et la Shoah.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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