Drogue
Un réseau de trafic de stupéfiants démantelé entre Yvoir, Dinant, Namur et Mettet
publié le:04/05/2025 11:36:00 - mis à jour: 05/05/2025 08:39:59
Image d'illustration Pixabay
Une double opération menée par la Zone de Police Haute Meuse a permis d’interpeller plusieurs suspects liés à un trafic de stupéfiants structuré, actif depuis plusieurs années dans la région.
En janvier 2025, le Service Enquête et Recherche (SER) de la Zone de Police Haute-Meuse a été saisi d'un dossier sensible. Des informations dénonçaient l'existence d'un réseau de vente de drogues organisé depuis la commune d'Yvoir.
Rapidement, les enquêteurs identifient un couple soupçonné d'alimenter en drogue plusieurs communes de la Haute Meuse, mais aussi Profondeville et Fosses-la-Ville. Le trafic durerait depuis plusieurs années.
Le 18 mars, une première opération mobilise une quinzaine de policiers. Elle mène à l'arrestation des deux suspects principaux ainsi que d'un revendeur, localisé à Dinant. Trois perquisitions sont menées dans la foulée. Les deux principaux suspects sont inculpés pour trafic de stupéfiants et placés sous mandat d'arrêt.
Objectif : remonter toute la filière
L'enquête se poursuit dans les semaines qui suivent. Objectif : identifier d'éventuels complices et remonter l'ensemble de la chaîne. Deux nouveaux suspects sont identifiés : un fournisseur présumé et un homme soupçonné de gérer les finances du réseau.
Seconde opération décisive
Le 14 avril, une nouvelle intervention a lieu, simultanément à Namur et Mettet. Elle permet l'interpellation du vendeur présumé et du supposé trésorier. Tous deux seraient liés à une filière criminelle d'origine tunisienne. Lors de la perquisition à Namur, les enquêteurs découvrent une quantité de haschich et saisissent de l'argent liquide. Le fournisseur présumé est à son tour inculpé pour trafic de stupéfiants et placé sous mandat d'arrêt.
Et maintenant ?
Les auditions se poursuivent. Plusieurs revendeurs et consommateurs ont déjà été identifiés.
Le Parquet de Namur rappelle que la lutte contre le trafic de stupéfiants reste une priorité absolue. Ce type de criminalité a, selon lui, un impact direct sur la sécurité dans la région.