Une restauratrice d'Havelange reçoit le premier label "Artisan"

publié le:23/09/2016 13:34:19 - mis à jour: 21/10/2016 10:26:23

Le premier établissement HoReCa belge à obtenir le label "Artisan"est havelangeois. Ce label est délivré dans la logique de la reconnaissance de l'authentique, du fait maison.

Karin Burton propose dans son restaurant "Lou Fèrri", à Havelange, de la cuisine exclusivement provençale, camarguaise et à la truffe. A la carte, il n'y aura donc pas de Blanc bleu, ni de fromage de Méan. Par contre, ici, tout est  imaginé et transformé sur place avec le savoir faire du chef. Et c'est pour cette raison que le restaurant reçoit le label "Artisan", c'est le premier en Belgique.

"On a tout simplement rentré un projet au SPF Économie, explique Karin Burton qui est le chef de la cuisine du "Lou Fèrri", un dossier complet expliquant ce que l'on faisait, comment on le faisait, quelle était la part du respect de la tradition provençale et d'autre part, quelle était la partie création. Puisque, pour avoir le statut d'artisan, il faut partir d'un produit brut, transformer ce produit,  le magnifier et c'est ça qui permet d'avoir un statut d'artisan."

Le caractère authentique et le travail manuel

Sur sa carte, Karin Burton explique d'ailleurs par le détail, les étapes de son travail et l'origine de ses produits. Le caractère authentique, l'aspect manuel du travail et le savoir faire de l'artisan seront donc déterminants pour l'octroi de cette reconnaissance qui prend aussi en compte la créativité et l'innovation. Elle a du dû aller défendre son dossier devant une commission d'agrément.

" Non, ils ne sont pas venus voir, mais, quand on leur explique de à à z comment on fait quelque chose, à partir de quoi, où sont les fournisseurs, quelles  sont les manières de travailler,  je crois qu'il y a des choses sur lesquelles on ne sait pas mentir.
Et puis voilà, on l'a eu.
"

Une valorisation et une protection du métier

Pour Karin Burton, l'obtention de ce label constitue une reconnaissance de plus de son travail. Si elle figure déjà dans les guides comme le Gaut et Millaut ou le Michelin, son label sera une valorisation et une protection de son geste de professionnel.

"Il y a une reconnaissance professionnelle d'un côté, et en plus, il y a une reconnaissance de l'État. Je trouve que c'est un plus."

Ce label devrait donc apporter un peu plus de clarté et de transparence dans le secteur de la restauration.
La loi visant à protéger  les artisans date de 2014 mais, elle est effective depuis le 1er juin de cette année. Dans le pays, 300 artisans ont déjà introduit un dossier de demande de reconnaissance, tous secteurs confondus. 37 namurois l'ont déjà obtenue.

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