Emploi

Yvoir: la société Deblire applaudit l'autorisation de recourir aux flexi-jobs pour son secteur

publié le:10/10/2023 15:52:00 - mis à jour: 11/10/2023 17:11:38

Les sociétés d'autocars attendaient avec impatience l'autorisation d'engager du personnel avec le statut de "Flexi-job"

Les sociétés privées de transport se réjouissent de la décision prise par le gouvernement fédéral d'étendre l'autorisation des flexi-jobs dans leur secteur. Il faut résoudre le manque de 1500 chauffeurs pour assurer toutes les missions. La pénurie a contraint à la suppression de services comme le transport scolaire. Patrick Deblire, administrateur délégué de la société d'autocar Deblire explique:  

Certains circuits de ramassage scolaire ne roulent pas au quotidien faute de chauffeurs. En lignes publiques, des fréquences sont supprimées par manque de chauffeurs.

Le transport scolaire qui, par nature, n'est pas une activité à temps plein va donc bénéficier de cette nouvelle possibilité qu'obtiennent les sociétés d'engager du personnel sous statut de “Flexi-jobs”:

Un flexi-job, c'est un emploi qui est non taxé. C'est surtout cela qui est important. Lorsqu'un pensionné se présente et qui sait qu'il va être taxé à 50%, il renonce clairement. 

Un métier précaire ?

Le partenaire socialiste du gouvernement fédéral et les syndicats considèrent les flexi-jobs comme des emplois précaires et souhaitent qu'ils demeurent des exceptions dans le marché du travail. Le système devrait être mieux encadré et les barèmes alignés sur ceux du secteur. A la question de savoir si ce type de flexi-job est un emploi précaire, Patrick Deblire répond: 

C'est un emploi qu'on doit faire avec du cœur. C'est un emploi qu'on ne fait pas pour le salaire. C'est un emploi qu'on fait parce qu'on aime son métier. 

Le flexi-job pourrait déboucher sur un emploi à temps plein classique avec le bémol que les pensionnés sont limités dans le montant des gains annuels. 
La société Deblire s'attend à ce que les premières candidatures pour ces flexi-jobs arrivent rapidement. On l'aura compris, le secteur se réjouit de cette nouvelle et attend les arrêtés d'application le plus rapidement possible.

Isabelle Martiat Journaliste
isabelle.martiat@matele.be

 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30