Environnement
Comment mieux gérer les cours d'eau franco-belges?
publié le:28/03/2019 17:20:00 - mis à jour: 28/03/2019 18:41:22
Photo: Belga
La Meuse ne s'arrête pas à la frontière franco-belge. Pourtant, la gestion du fleuve et de ses affluents peut varier entre les deux pays. Transf'eau est un outil qui permet aux différents acteurs de collaborer.
A travers l'outil (et le réseau) Transf'eau Meuse et son site internet, la France et la Belgique veulent être plus efficaces dans la gestion des inondations, de la biodiversité, des habitats aquatiques et dans la lutte contre la pollution ou les espèces invasives, animales ou végétales. Transf'eau Meuse a été présenté jeudi à la Vieille Ferme de Godinne. Boris Ravignon est maire de Charleville et président de l'Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB Meuse), l'un des partenaires du projet:
Certes, on a des organisations différentes, mais on a des problématiques communes à gérer. Il y a des sujets sur lesquels nos voisins belges ont bien avancé, par exemple la réintroduction du saumon. Cet un exemple typique dans lequel il nous faut comprendre comment nos amis belges sont organisés, ce qu'ils ont déjà commencé à faire.
Côté belge, trois Contrats de Rivière participent au projet: Sambre et Affluents, Semois-Chiers et Haute-Meuse, qui est concerné pour la Houille, la Meuse et le ruisseau de Massembre. Après trois journées de formation et de rencontres, le projet se prolonge aujourd'hui par la mise en ligne du site transfeau.eu. Un site qui compte entre autres fonctions le répertoire "Répert'eau". Ces outils ont pour but d'aider les gestionnaires des deux pays à mieux se connaître, explique Frédéric Mouchet, coordinateur du Contrat de Rivière Haute-Meuse:
C'est un site où on invite les acteurs de l'eau à s'inscrire, à échanger et à travailler sur des projets concrets, parce que c'est cela l'objectif. Un exemple: la gestion est publique du côté wallon, du côté français, le cours d'eau est privé. Autre exemple: les acronymes (abréviations): quand on découvre les acronymes belges et français, on les comprend difficilement. Rien que cela, il faut déjà l'expliquer.
Après la découverte mutuelle et la mise en place de l'outil, l'étape suivante, c'est une collaboration accrue sur le terrain, explique Boris Ravignon:
Par exemple: pouvoir intervenir et traiter plus rapidement, si on devait malheureusement connaître une pollution qui touche une zone transfrontalière.
Transf'eau est un projet financé par les fonds européens Interreg.
