Incivilités

Déchets sauvages: Dinant envisage une "peine de travail" plutôt qu'une amende

publié le:25/06/2020 18:02:00 - mis à jour: 26/06/2020 17:02:13

photo Facebook Dinantaises Dinantais Pierre Mossoux

En matière d'incivilité, le sentiment d'impunité prédomine souvent. C'est le constat d'un conseiller communal de Dinant, qui propose une alternative: faire travailler les contrevenants au service Propreté.

Les habitués de Facebook voient régulièrement passer ce genre de photos désolantes dans leur fil d'actualité: des déchets abandonnés, dans les rues, sur les Ravel, dans les bois, près des bulles à verre. Un fléau, selon certains. 

C'est aussi l'opinion du conseiller dinantais Laurent Brion:

 Il y a de plus en plus de dépôts clandestins. J'habite à Leffe, c'est un fléau. Je me suis penché sur le problème et je me suis rendu compte qu'il y a un sentiment d'impunité: une personne aisée va payer l'amende, cela lui coûtera moins cher que de déposer au recyclage à Achêne, et une personne insolvable ne va pas payer.

Laurent Brion s'est adressé à la sanctionnatrice de la Province pour savoir s'il y avait lieu de mettre des peines alternatives. Ensuite il a demandé de l'aide à Alter (Asbl "ALTER" Service d'Encadrement des Mesures Judiciaires Alternative), qui a déjà travaillé sur le projet. Cela s'applique déjà à Mons, à partir de l'âge de 14 ans, explique Laurent Brion:

Et ça a vraiment un effet très positif, parce que cela permet de mieux conscientiser par rapport à ce qu'ils ont fait. Ce serait une première en province de Namur. On ne peut pas imposer une peine alternative à une personne, mais on pourrait augmenter les amendes au max de la possibilité et proposer à la place une peine alternative.

Le travail d'intérêt général pourrait être effectué au sein du service Propreté de la Ville de Dinant, pour faire prendre conscience au contrevenant des conséquences de son geste.

Le projet n'en est qu'à ses débuts, précise le bourgmestre Axel Tixhon, qui affirme que la fonctionnaire sanctionnatrice semble bien décidée à faire avancer ce dossier, mais qu'il y a encore des obstacles administratifs et budgétaires à lever.

Revoir Le Journal

CDJ

22H30