Enseignement
Des centaines d’élèves et professeurs manifestent dans les rues de Ciney pour s'opposer à la réorganisation de l'enseignement qualifiant
publié le:11/12/2024 15:49:00 - mis à jour: 12/12/2024 18:59:37
Ils ont dit « non » à la réforme de l’enseignement qualifiant. Plusieurs centaines d’élèves et professeurs, principalement de l’Institut Saint Joseph, ont manifesté dans les rues de Ciney ce midi.
Fumigènes, pétards, cris de slogans et sifflets… On pourrait croire à des supporters avant un match de football, mais non, ce sont bien des élèves en colère. Ils crient leur mécontentement car leur avenir est compromis. Notamment celui de Guillaume, concerné par les suppressions de nombreuses 7e dans l'enseignement qualifiant.
Je suis en sixième année chauffagiste et mon école proposait une 7e transition qualifiant. Sauf qu'elle va être supprimée et donc on ne pourra pas la faire. On nous propose à la place des cours du soir ou un bachelier, mais on n'a pas tous le temps et l'énergie pour ça.
« Ça détruit notre avenir »
Guillaume n'est pas le seul mécontent. Ils sont plusieurs centaines à marcher dans les rues de Ciney. La plupart de ces élèves sont actuellement dans l'incertitude, sur ce qu'ils feront l'an prochain, notamment Josselin.
Ça détruit notre avenir, ça change tous nos plans. La 7e année en frigoriste qu'on souhaitait faire a été supprimée, et on n'a pas tous le temps et l'énergie pour faire trois années de bachelier à la place.
« On va perdre deux emplois »
Les professeurs sont aussi présents à la manifestation. Certains emplois pourraient être perdus, suite à la fermeture de classes. Christophe Gilet est enseignant à l'Institut Saint Joseph de Ciney et il est inquiet.
A l'Institut Saint Joseph on perd deux emplois, ça implique qu'on va devoir tout réorganiser. La ministre prend des décisions sans concertation, soi-disant pour gagner de l'argent mais c'est complètement faux. Elle ne pense pas aux élèves et aux professeurs.
Valérie Glatigny a d'ailleurs été vivement critiquée pendant tout le cortège. Et les alternatives proposées par la ministre de l'enseignement ne convainquent pas Olivier Callens, directeur de l'Institut Saint Joseph
Les jeunes sont invités à se diriger vers des centres de formation, vers des opérateurs de la région wallonne notamment, mais qui n'offrent pas ce que les élèves viennent chercher ici en une année scolaire.
Les élèves et professeurs espèrent avoir été entendus grâce à cette manifestation bruyante et agitée. La marche était d'ailleurs encadrée par la police, mais il n'y a pas eu de débordement.