Linguistique
Ex cathedra : quelle histoire se cache derrière le mot « Calestienne » ?
publié le:11/09/2023 11:51:00 - mis à jour: 11/09/2023 13:56:47
Jean Germain propose un exposé intitulé « La Calestienne, un nom, un terroir, une région ».
Jean Germain n'est ni naturaliste, ni géologue, ni archéologue. Quand il étudie la Calestienne, en bon linguiste qu'il est, c'est du côté de l'histoire du mot. Ancien professeur à l'Université de Louvain, spécialiste de la toponynmie, Jean Germain considère que les hommes, les lieux, les terroirs n'existent que lorsqu'on les nomme :
Il en est ainsi de la Calestienne, une région particulière de la Wallonie qui existe de toute éternité mais qui a vécu longtemps dans l'ombre de la Famenne dans laquelle elle s'est toujours fondue et confondue.
La Calestienne, coincée entre la Famenne et l'Ardenne, est constituée d'une épine dorsale calcaire, très étroite (entre 2 et 4 kilomètres), qui forme un cordon de collines de 130 kilomètres entre Chimay et Remouchamps. Elle se caractérise essentiellement par des pelouses calcaires mais aussi par toute une série de grottes et de phénomènes karstiques.
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Le terme de « Calestienne » est un régionyme relativement récent. Les spécialistes comme Jean Germain peuvent donc encore en suivre les traces. Sa naissance fut progressive mais on considère qu'il fut utilisé pour la première fois par Blondeau, un forestier belge, en 1925.
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