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Grève générale : un service minimum assuré à la Seniorie d'Omalius

publié le:31/03/2025 17:02:00 - mis à jour: 01/04/2025 11:58:54

À Ciney, les infirmières et aides-soignantes de la Seniorie d’Omalius ont répondu au mouvement de grève générale en organisant un piquet de grève devant l’établissement. Un service minimum était assuré.

Elles sont une quinzaine de travailleuses de la Seniorie d'Omalius, à Ciney, à avoir levé le pied ce lundi. Dès 6h30, l'entrée des employés a été filtrée, ne permettant que le maintien d'un service minimum. Florence Giraldi est aide-soignante et déléguée syndicale :

Cela veut dire qu'il n'y a que les soignants qui sont sur le terrain aujourd'hui. Les résidents ne manquent de rien. C'est vraiment notre priorité. Avec la concertation de la direction, nous avons établi une liste pour voir qui souhaitait se mettre en grève. À partir de là, nous avons veillé à ce qu'il y ait un nombre suffisant de membres du personnel à chaque étage. Nous avons donc sollicité des collègues en congé ou non-grévistes pour venir travailler à la place des grévistes.

Soutenue par la direction, la mobilisation a été organisée de manière à perturber le moins possible les résidents. Ce lundi, seules 18 personnes sur la quarantaine d'employés quotidiens sont présentes afin d'assurer l'organisation de ce piquet, jugé essentiel par les manifestantes.

Il y a un grand enjeu derrière nous. Nous voulions vraiment marquer le coup. Nous ne faisons pas grève tout le temps, nous allons aussi manifester. Mais aujourd'hui, nous voulions montrer notre soutien. Vous nous imaginez, aide-soignante, travailler jusqu'à 67 ans ? Ce n'est tout simplement pas possible.

Bénédicte Delongueil, aide-soignante également à la Seniorie, ajoute :

Je trouve qu'on ne se rend pas compte de la charge de travail que nous avons ici. Il y a beaucoup de femmes, beaucoup de mères de famille. Avec la réforme du gouvernement, lorsqu'un enfant sera malade, elles devront trouver une solution ou ne pas pouvoir venir travailler. Et ça, c'est problématique.

Un secteur en difficulté

Déjà préoccupé par ses conditions de travail, le personnel voit ses inquiétudes renforcées par les réformes envisagées par le nouveau gouvernement. Elles viennent s'ajouter à des revendications persistantes dans le secteur.

Nous ne sommes pas assez sur le terrain et il nous faut du personnel. C'est essentiel si l'on veut assurer une bonne qualité de travail, mais aussi une qualité de soins pour les résidents. C'est primordial.

Le mouvement a pris fin vers 15h30. Dès mardi matin, l'activité reprendra normalement.

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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