Social
Le CPAS de Dinant veut inciter ses bénéficiaires à se réinsérer
publié le:16/01/2023 14:05:00 - mis à jour: 16/01/2023 18:31:04
À Dinant, les bénéficiaires du CPAS sont nombreux. Aujourd’hui, les équipes cherchent des solutions pour diminuer ce nombre tout en accompagnant les bénéficiaires, car les finances vont mal.
La recherche d'un emploi peut sembler banale pour certains, mais pour des personnes éloignées du travail, c'est un vrai défi. Le CPAS de Dinant veut emmener davantage de bénéficiaires à sauter le pas de la réinsertion, explique Delphine Claes, présidente du CPAS de Dinant :
Avec la crise du covid, on a eu des difficultés à rencontrer les personnes qui avaient besoin de suivi d'insertion. On avait aussi moins d'opportunité pour leur proposer du travail, car beaucoup d'entreprises étaient au ralenti ou en télétravail.
Sur les 15 dernières années, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 144% à Dinant, pour une moyenne wallonne de 74%. L'asphyxie financière est proche, alors il devient urgent pour Dinant de limiter ses dépenses, d'autant que plus il y a de personnes qui se réinsèrent, moins il y a de dépenses pour le service communal, ajoute la présidente :
On réfléchit avec les conseillers à des moyens plus innovants. On voudrait pouvoir mieux faire connaître le CPAS dans le milieu du travail, que les entreprises sachent qu'on a des profils qui pourraient les intéresser. On voudrait mettre en place des speed-dating professionnels, des jobdays. En fait, des systèmes qui existent déjà, mais qu'on voudrait ramener dans le milieu du social.
Des ASBL émergent pour aider les CPAS
À côté de ces nouvelles initiatives, le travail avec les ASBL de réinsertion dinantaises devrait s'accroître. Parmi elles, Le tremplin, une ASBL de réinsertion qui se dit prête à accueillir plus de personnes. Le nerf de la guerre reste le même pour tous : l'argent, déclare Jean-Yves Chaboteau, le coordinateur de l'ASBL Le Tremplin :
Notre mission première est d'accueillir un maximum de personnes éloignées de l'emploi. Néanmoins, tout est toujours une question d'agrément et de ce qu'il y a dedans. Pour pouvoir encadrer correctement, nous devons respecter un certain nombre de normes. Nous souhaitons évoluer et grandir, mais nous ne pouvons pas le faire n'importe comment.
Les bonnes volontés sont là, mais il n'est pas sûr que les moyens soient suffisants pour permettre de former massivement les bénéficiaires. Les équipes du CPAS de Dinant disent être déjà au boulot pour trouver appliquer les nouvelles solutions.