Alimentation

Le marché du bétail reste stable malgré le scandale de la viande "Veviba"

publié le:09/03/2018 14:37:00 - mis à jour: 10/03/2018 22:51:18

Pas de chute de prix pour la viande bovine

Après les révélations de ce jeudi, le secteur du bétail s'attendait à une chute des prix et une diminution des ventes. A Ciney, le marché aux bestiaux n'a pas été impacté.

Ce vendredi matin, au marché couvert de Ciney, le "scandale Veviba" est sur toutes les lèvres des marchands et des acheteurs potentiels. Mais malgré le séisme provoqué par l'abattoir de Bastogne, les transactions vont bon train dans le hall du marché aux bestiaux. Presque comme si de rien n'était à en croire les différents marchands de bétail interrogés. C'est le cas de Gennit Cant, spécialisé dans l'exportation vers les Pays-Bas:

De nombreux acheteurs pensaient qu'il y aurait une chute dans les prix mais c'est presque l'inverse qui se passe. La confiance est toujours bien présente.

Le constat est clair, plus de deux-mille-cinq-cents bêtes ont été vendues ce vendredi. Pierre Tasiaux, le directeur du marché couvert de Ciney, confirme les chiffres:

Pour finir, le marché se passe mieux que prévu. C'est stationnaire par rapport aux semaines précédentes.

Le cours du marché est donc resté stable. L'un des raisons invoquées: la période de l'année. Une "chance" que le scandale intervienne maintenant, selon Pierre Mailleux, un marchand de bétail.

Heureusement qu'on est au mois de mars. Si cela avait éclaté pendant l'arrière-saison, cela aurait été pire. Ce vendredi, les acheteurs viennent pour les bêtes à mettre en pature, très peu pour l'abattoir.

Le secteur du bétail attend maintenant que le soufflé médiatique retombe. Benoit Cassart, secrétaire de la Fédération Nationale du Commerce de Bétail et de Viande, veut déjà tourner la page:

J'espère vraiment que le bons sens va reprendre le dessus. J'espère aussi que le consommateur pensera à tous les efforts fournis par la filière pour produire de la viande de qualité.

Il faudra sans doute attendre plusieurs mois pour évaluer les répercussions économiques pour le secteur du bétail.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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