Consommation

Le prix du boeuf en hausse de 10% et cela risque encore d'empirer

publié le:04/04/2025 16:41:00 - mis à jour: 08/04/2025 13:38:22

Les prix pourraient encore grimper jusqu’à 20% ou 25% dans les prochains mois. La cause principale c’est la maladie de la langue bleue qui a fortement touché les élevages.

Le prix du bœuf est à son plus haut niveau depuis des années. La boucherie du Condroz à Hamois n'échappe pas non plus à cette hausse des prix. Pour bien comprendre, prenons le prix d'une carcasse il y a un an : 6,80 € le kilo hors TVA. Aujourd'hui, le prix est proche des 9 €. Dans l'atelier, le gérant Thomas Pierard explique :

Forcément, cette hausse des prix nous impacte et on doit la répercuter sur nos prix de vente. Pour l'instant, on a augmenté de 10 % les tarifs du bœuf. Il n'est donc pas impossible que, dans les prochains mois, les clients se détournent du bœuf pour acheter d'autres viandes moins chères, comme la volaille ou le porc, même si, pour l'instant, les clients continuent à acheter du bœuf, notamment pour les barbecues.

La cause principale : la maladie de la langue bleue

Pour comprendre les causes de cette hausse des prix, nous rencontrons Edouard Tasiaux. Il est agriculteur et livre des carcasses d'animaux dans la boucherie du Condroz.

La maladie de la langue bleue a fortement touché nos élevages, avec des animaux qui sont décédés ou encore des avortements qui ont dû être réalisés. Tout cela fait que nous avons moins de bêtes à vendre et que leur prix est donc plus élevé.

Les bouchers ont dû répercuter cette hausse sur les clients.

Une hausse des prix sur plusieurs années

La bonne nouvelle, c'est que les agriculteurs vaccinent maintenant leurs animaux pour lutter notamment contre la maladie de la langue bleue. Ceci dit, les prix ne vont pas diminuer tout de suite, selon Philippe Bouillon, président de la fédération nationale des bouchers.

Pour reconstituer un cheptel, il faut entre trois et cinq ans dans le secteur bovin. On est donc parti pour plusieurs années de hausse des prix pour le bœuf. Les intervenants de la chaîne de production essaient de la limiter en réduisant leur marge. Mais il faudra quand même s'attendre à des hausses jusqu'à 20 ou 25 % dans les prochains mois.

La problématique est la même pour l'agneau, qui a aussi été touché par les maladies. Son prix est également à la hausse.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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