Alimentation

Les cantines scolaires misent sur la qualité des produits

publié le:05/12/2016 16:34:00 - mis à jour: 06/12/2016 23:00:41

Les cantines scolaires, tout le monde y passe ou y est passé. Si la qualité a fait d'indéniables progrès ces dernières années, la situation reste encore contrastée. Surtout au niveau des prix.

Les repas scolaires, c'est le quotidien de la majorité des enfants. Chaque pouvoir organisateur développe son système, avec ses points forts et ses difficultés. Certaines communes font le choix de la centralisation, d'autres de l'appel à un prestataire extérieur, d'autres enfin misent sur la cuisine en interne. Avec, à la clé, des prix qui peuvent fortement varier. Coup de projecteur sur deux communes aux prises avec des réalités très différentes; Hamois et Houyet.

Houyet

Potage pour tout le monde et repas complet pour une partie des enfants: Houyet a fait le choix d'un marché public pour ses repas scolaires. Logique: la commune est peu peuplée, il y a donc relativement moins d'enfants scolarisés sur la commune que dans les entités voisines.

Chaque jour, le traiteur en provenance d'Ottignies vient déposer les conteneurs dans chacune des implantations scolaires. Il n'ya plus qu'à vérifier la température et à réchauffer le cas échéant.
Evidemment cette formule a un coût, que la commune répercute sur les parents. Le repas est à 4,40 euros. C'est l'un des plus chers de la région. Mais pour ce prix, la commune a misé sur la qualité.
Et aux dires de la commune, les parents sont satisfaits. D'autant que l'on met l'accent sur la variété et les approches alternatives.

Hamois

Changement de décor à Hamois. L'école du village dispose d'une vraie cuisine professionnelle... et d'une vraie chef derrière les fourneaux! Plus de 200 repas sortent quotidiennement de ces installations.
Avec le soutien du comité de parents, ici on a mis l'accent sur les produits locaux: légumes, fruits, viande... la plupart des fournitures proviennent des producteurs de la région.
Les enfants semblent apprécier. Et c'est tout bénéfice pour les producteurs locaux.
Un cercle vertueux qui repose toutefois sur un paramètre important: c'est la commune qui assume les coûts de personnel; et , conjugué avec les économies d'échelle liées à la quantité, c'est cela qui explique le prix plancher de 2,50 par repas.
Les enfants, eux, n'ont que faire du prix. Ils préfèrent savourer. Preuve que l'école peut aussi être le lieu d'un apprentissage non traditionnel: celui du goût.

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