Il existe, depuis de nombreuses années, plusieurs moyens de rendre l’école moins monotone, comme par exemple en y ajoutant une activité sportive. Découverte des options sport-études et de leurs bénéfices.
Trois fois par semaine, Sven, Thomas et Alexis commencent leur journée par un entraînement de foot. Ils font partie de la section foot-élites de Saint-Joseph, ce qui leur permet de combiner sport et cours d'humanités, explique Thomas Moreau, élève de 6ème année.
On a entraînement de 8h30 jusqu'à 9h45. Après, une douche, un bus vient nous chercher pour nous amener à l'école.
“On accorde énormément d'importance aux études”
Jérôme Colinet, un des formateurs foot-élite-études précise que ces élèves s'entraînent huit heures par semaine pendant les heures de cours grâce à des aménagements de leur grille horaire.
Ça fait partie de leur cursus scolaire, c'est eux qui l'ont choisi. Ils ont deux évaluations foot sur l'année, en décembre et en juin, un peu comme les examens classiques. On accorde énormément d'importance aux études donc je suis toujours en contact avec leurs professeurs. Lorsqu'un de mes joueurs est en difficulté dans une branche, on peut imaginer retirer une ou deux séances de foot pour rattraper son retard.
Le sport motive à continuer des études
En plus de se perfectionner dans leur sport, jouer au foot permet à ces jeunes de se motiver à continuer leurs études comme en témoigne Alexis, élève de 4ème secondaire.
Quand j'ai des journées sans foot, comme le vendredi par exemple, je sens que c'est plus compliqué pour moi. Je ne sais pas ce que ça donnerait si je ne faisais pas de sport en parallèle.
Plusieurs moyens de combiner sport et études
Il existe en FWB plusieurs moyens de combiner sport et études : Les élites, comme nos footballeurs de Ciney, mais aussi des cours intégrés à la grille horaire traditionnelle des humanités. C'est le sport-études, comme l'explique Ariane Gallez, conseillère en orientation au SIEP à Namur.
Le sport-études se situe dans l'enseignement de technique de transition. Dans l'enseignement général, il y a quatre heures d'options alors qu'en technique de transition, il y en a huit. Si certains jeunes éprouvent des difficultés dans certains cours généraux, ça peut être intéressant de s'inscrire en sport-études. Aujourd'hui, beaucoup d'étudiants aiment et pratiquent un sport. Cela peut donc être une source d'épanouissement. L'objectif n'est pas d'en faire des sportifs de haut niveau.
De nouvelles options fleurissent dans le paysage de l'enseignement secondaire
C'est justement la voie choisie par la direction de l'Athénée Royal Meuse-Condroz à Ciney qui souhaite ouvrir une nouvelle option cyclisme dès cette année, explique la directrice Reinette Guelfi.
On entend souvent dire que les élèves sont en détresse psychique, nous voulions leur donner l'opportunité de bouger et d'avoir une activité physique qui les épanouisse. En plus de cela, ce sont des jeunes qui sont ou qui vont être amenés à utiliser la mobilité douce à l'avenir.
Cette option regrouperait, bien sûr, la pratique du vélo, mais aussi de la mécanique, des cours de physiologie, d'hygiène de vie ou encore de sécurité routière. De quoi, rendre l'école moins monotone pour certains élèves, d'autant que l'offre « sport-études » tant à se diversifier dans l'enseignement secondaire, ajoute Ariane Gallez.
Nous constatons une légère augmentation des offres de sport-études. On retrouve aujourd'hui de nouvelles options comme l'escalade, le fitness, le foot féminin, ou encore la danse qui fait aussi partie des options artistiques. Le sport-études est donc tout de même en train d'évoluer.
Le sport-études débute en troisième secondaire de l'enseignement technique de transition et les élèves intéressés ont jusqu'au 15 novembre pour choisir cette option.