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Maisons de repos: des médicaments triés automatiquement

publié le:16/03/2017 17:37:00 - mis à jour: 17/03/2017 16:20:04

Il y a cinq ans, la société cinacienne de pharmacie EPC - Familia lançait un service de tri automatique des médicaments pour les résidences. Aujourd'hui, une centaine de seniories ont adopté le système.

C'est sur le site de Wierde de la société EPC - Familia que se trouve le centre de production PMI robotisé. C'est dans cette pièce que sont fabriqués les sachets personnalisés qui sont directement fournis aux maisons de repos.

"PMI veut dire 'préparation médicalisée individuelle', explique Véronique Chaudron, la responsable des relations institutionnelles de l'EPC - Familia. On dessert prioritairement les maisons de repos car les résidents nécessitent souvent un traitement très lourd. En général, un patient sur trois doit prendre 5 médicaments par jour."

Concrètement, les stocks de médicaments sont retirés des emballages, manuellement ou mécaniquement, selon les produits. Puis ils sont placés dans deux robots. Ce sont eux qui font le tri et composent les sachets, en fonction des commandes passées par les médecins et pharmaciens. Ils sont ensuite contrôlés par l'ordinateur et l'être humain.

"Ces sachets représentent une production de 7 jours de traitement, pour toute la résidence en question. Il ne s'agit que des traitements chroniques."

A Ciney, la récente Seniorie d'Omalius, une résidence qui dépend de l'IMS, a opté pour le système. Pour son médecin coordinateur, les avantages sont multiples.

"Il y a moins de risques d'erreurs, explique Tanguy de Thier, tous les médicaments sont bien individualisés. Il n'y a plus toute cette préparation à faire, tout arrive contrôlé. On est arrivés à des économies de production et de coûts de médicament qui allaient jusqu'à parfois plus de 30%. Au niveau de la prise de décision du traitement, en amont, on a appris à initier un dialogue entre le pharmacien et le médecin."

Véronique Chaudron confirme:

"On peut discuter de ce traitement, proposer des alternatives moins chères, éventuellement repérer des interactions entre médicaments ou des contre-indications."

Parti de rien dans le domaine il y a 5 ans, l'EPC propose aujourd'hui le service à une centaine de résidences en Wallonie, ce qui représente environ 2000 patients.

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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