Environnement
Poéthique : un nouveau concept pour valoriser la mode de seconde main
publié le:01/05/2023 18:03:00 - mis à jour: 02/05/2023 17:25:44
Donner une seconde vie aux vêtements en évitant le gaspillage, c'est l'objectif de Poéthique : une boutique en ligne mais aussi sous forme de magasin éphémère de mode de seconde main.
Des centaines de vêtements attendent une nouvelle vie au pop up store de Poéthique à Ciney. Delphine Harmel et Leslie Portier, toutes les deux adeptes de mode écoresponsable, ont décidé de créer un nouveau concept pour promouvoir la seconde main, explique Leslie Portier.
Je me suis rendue compte que nous avions plein de vêtements qu'on ne mettait jamais et qui étaient en parfait état. Je trouvais ça dommage de le jeter alors que l'on pourrait leur donner une deuxième, une troisième, voire une quatrième vie. C'était donc important pour nous de valoriser la seconde main.
De la seconde main de qualité
Pour ce faire, les deux fondatrices chinent directement chez des particuliers ou reçoivent les vêtements en dépôt. Après un tri minutieux, elles proposent à la revente uniquement des pièces de qualité, ajoute Delphine Harmel.
Ce n'est pas parce que c'est de la seconde main que ça doit être des pièces de mauvaise qualité. Nous faisons attention à avoir aussi de vêtements de marques pour justement pouvoir les porter plus longtemps.
Un site internet et un pop up store itinérant
Il y a deux moyens d'acheter ces 800 pièces : en ligne et en magasin. Delphine explique qu'elles voulaient se démarquer des applications comme Vinted, en proposant aux clients de découvrir les vêtements en vrai dans un pop up store itinérant.
Je pense qu'il y a certaines personnes, comme moi, qui ont besoin d'essayer ce qu'elles vont acheter. Souvent, quand on achète un vêtement en ligne et qu'on l'essaie chez soi, on se rend compte que ça ne va pas, et on veut s'en débarrasser. Cela contribue aussi, d'une certaine manière, au gaspillage.
Avec Poéthique, les cofondatrices souhaitent changer les habitudes de consommation des citoyens en les détournant de la fast fashion, un secteur responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre mondiales.