Santé
Retour du masque à l'hôpital : "Nous ne sommes pas encore au pic de la maladie"
publié le:13/01/2025 16:34:00 - mis à jour: 14/01/2025 17:38:37
La grippe fait rage en Belgique. Depuis quelques jours les services sont saturés de patients souffrants de maladies respiratoires. A Dinant, le port du masque fait son retour à l’hôpital du CHU UCL Namur.
La Belgique fait face à une importante épidémie de maladies respiratoires depuis quelques jours. Les services des urgences de beaucoup d'hôpitaux sont pris d'assaut. A Dinant aussi, la grippe fait rage, explique le Dr Frédéric Feye, coordinateur du service des urgences au CHU UCL Namur, sur le site de Dinant.
La situation est un peu tendue. Cela exige une gestion quotidienne de l'occupation de l'hôpital. Nous ne sommes pas encore saturés, mais cela reste compliqué. Nous devons faire attention à bien gérer les hospitalisations, les retours à domicile, mais aussi les différentes interventions pour être certains qu'elles puissent être réalisées en temps et en heure.
Code orange pour limiter la contagion
Pour limiter la contagion, le code orange du Plan Hivernal Infections Respiratoires a été décrété ce weekend au niveau fédéral. Le médecin explique que parmi les mesures prises, il y a le retour du port du masque dans les hôpitaux.
Le masque ne doit pas être porté en permanence, mais uniquement dans certaines situations définies. Il est obligatoire pour les personnes qui présentent des symptômes d'une maladie respiratoire. Les soignants et les patients doivent aussi porter un masque s'ils ont un contact rapproché d'un mètre cinquante, c'est-à-dire lors d'une consultation par exemple. Cela ne nous inquiète pas de voir le masque réapparaître. C'est une procédure tout à fait normale en cas d'épidémie, à combiner avec un lavage des mains régulier.
Le pic de la maladie pas encore atteint
L'épidémie ne ferait que commencer. Frédéric Feye redoute une augmentation de cas dans les prochains jours.
Pour l'instant, c'est assez stable. Nous arrivons à gérer, mais nous ne sommes pas encore au pic de l'épidémie. Il faut voir comment cela va évoluer. Il est possible également que nous ayons deux pics de la maladie comme c'était le cas les années précédentes.
La situation est régulièrement réévaluée par le Risk Management Group (RMG), composé de représentants des autorités sanitaires fédérales et fédérées.