Economie collaborative
Airbnb: 4 règles wallonnes encadrent désormais la plate-forme
publié le:23/02/2017 12:16:00 - mis à jour: 24/02/2017 16:55:11
Le ministre wallon du Tourisme, René Collin, s'est rendu mercredi matin chez des utilisateurs de la plate-forme Airbnb pour faire le point sur les nouvelles mesures de régularisation du secteur.
Uber (taxi), BlaBlaCar (co-voiturage), Airbnb (logement), chacune de ces plates-formes permettent à des particuliers d'offrir un service payant à un tiers. C'est ce que l'on appelle de l'économie collaborative. Si beaucoup reconnaissent leur utilité, beaucoup aussi réclament une réglementation et un encadrement de ces plate-formes afin d'éviter une concurrence déloyale envers les professionnels du secteur soumis à des taxes et des lois.
Depuis l'entrée en vigueur le 1er janvier 2017 du nouveau Code wallon du Tourisme, une série de mesures encadrent les plates-formes de tourisme collaboratif du type Airbnb comme nous explique le ministre René Collin:
" Depuis le 1er janvier, toute personne qui veut mettre un hébergement payant à disposition de touristes via des plates-formes du type Air BNB doit remplir une déclaration préalable au Commissariat général au tourisme et respecter quatre règles." Les voici:
- Un engagement sur l'honneur de n'avoir jamais été condamné pour une série de délits
- Il doit s'agir d'un vrai hébergement touristique, c'est-à-dire, pour une nuit au moins
- Disposer d'une attestation de conformité incendie
- Disposer d'une assurance responsabilité civile par rapport au tiers
D'après le ministre, cette déclaration permettra de procéder à des contrôles et donc à des sanctions. En cas de constatation de non-déclaration d'un logement mis en location, ou en cas d'abus, les logeurs Airbnb s'exposeront à des amendes pouvant grimper jusqu'à 25 000 euros.
Ces nouvelles règles permettront également d'après René Collin:
- Que les touristes soient mieux respectés et aient des garanties en termes de sécurité
- Que l'ensemble des hébergements soient placés dans des conditions de concurrence équitable
- Que les communes puissent décider, sur base du cadastre mis à leur à disposition, de soumettre ou non les logements Airbnb à une taxe de séjour comme c'est le cas pour les hébergements traditionnels.