Apiculture

Anhée : Luc Maranzan est spécialisé dans l'insémination artificielle des abeilles

publié le:25/05/2023 16:35:00 - mis à jour: 26/05/2023 13:17:33

Ils ne sont pas nombreux à pratiquer la fécondation d'abeilles, mais cet apiculteur d’Anhée est spécialisé en la matière. Dans son rucher situé à Denée, il élève une centaine de colonies d'abeilles Buckfast.

C'est un des trésors de la Molignée. Le rucher de Luc Maranzan est perdu dans la campagne d'Anhée. L'apiculteur gère une centaine de colonies, soit plus d'un million d'abeilles. Il élève des femelles et des mâles.

On commence par faire la sélection de la souche mère, c'est-à-dire la reine qui va faire les filles, et des mâles. Ces deux sélections se font à peu près sur 2 ou 3 ans.

Après avoir sélectionné les meilleures reines de son rucher selon une dizaine de critères comme leur douceur ou leur capacité à polliniser, l'apiculteur ramène les abeilles chez lui, à Denée, pour les inséminer.

Pour l'insémination, il faut être très rigoureux au niveau de l'hygiène. Il ne faut pas venir mettre des saletés dans l'environnement pour qu'il reste le plus stérile possible.

La Buckfast, le top des abeilles mellifères

Luc Maranzan élève et insémine des abeilles Buckfast, une espèce issue de croisements entre différentes races d'abeilles mellifères et développée par un moine anglais au 20ème siècle.

C'est le frère Adam qui a fait une sélection de toutes sortes d'abeilles pour trouver celle qui serait la plus résistante aux maladies et au changement climatique.

Son but est de sauvegarder cette espèce, qu'il considère comme la meilleure.

En Belgique, il n'y a pas que de la Buckfast, il y a la noire, la carnica, la ligustica... Mais pour avoir une souche pure, on est quasi obligés de faire de l'insémination artificielle. Parce qu'on n'a pas les espaces nécessaires pour les laisser féconder naturellement.


>>> Pour aller plus loin : plan Maya de la fédération Wallonie-Bruxelles


Un centre de recherche spécialisé

Luc Maranzan vend les abeilles qu'il élève à d'autres apiculteurs. Dans son rucher, il propose des formations de deux ans à l'apiculture et des cours d'élevage de reines. Mais il est un des seuls à pratiquer la fécondation artificielle d'abeilles dans la région.

Le matériel est quand même assez onéreux pour se lancer là-dedans et il n'y pas tellement d'apiculteurs qui ont le temps de faire la sélection, etc.

L'apiculteur récolte et distribue aussi le miel de son rucher. Mais ce n'est qu'une petite partie de son activité, puisqu'il consacre la majorité de son temps à s'occuper de ses colonies.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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