Energies renouvelables
Au chant du coq: La biométhanisation ou l’art de faire de l’électricité à partir du lisier
publié le:09/04/2018 17:00:00 - mis à jour: 09/04/2018 18:48:45
A Hamois, Michel Warzée a construit au sein de ferme sa propre unité de biométhanisation. A partir du lisier produit par ses vaches, il fabrique toute électricité dont il a besoin.
Quand Michel Warzée construit une étable en 2008 à l'écart du hameau de Buresse, il sait qu'il ne sera jamais raccordé au réseau électrique. Sa solution passe alors par un groupe électrogène qui lui coûte la bagatelle de 60.000€ par an.
Rapidement, il réfléchit à une formule plus économique et plus écologique. Pour obtenir une source d'énergie constante, Michel Warzée se tourne vers la biométhanisation.
Pour simplifier, la biométhanisation consiste à faire «digérer» le lisier des vaches par des bactéries. La matière organique est alors transformée en méthane et en digestat qui sera étendu sur les champs. Le méthane, pour sa part, deviendra de l'électricité.
Une unité « maison »
Aujourd'hui, toute l'électricité nécessaire à l'élevage de 200 vaches laitières de Michel Warzée est produite par le lisier des vaches elles-mêmes. Ce tour de force, l'agriculteur l'a réussi grâce à une unité qu'il a fabriquée lui-même.
Par rapport aux unités qu'on trouve dans le commerce, l'unité «maison» possède la particularité de ne produire que ce que la ferme demande. En effet, comme Michel Warzée ne peut pas réinjecter son surplus d'électricité sur le réseau, il a créé un système qui réagit en temps réel aux besoins de l'exploitation.
Dans les mois qui viennent, Michel Warzée voudrait augmenter la puissance de son unité pour rendre son exploitation encore plus écologique. Il aimerait que l'ensemble de ses tracteurs passent en moteur électrique.
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