Tourisme
Bruno Belvaux et Chevetogne, une métamorphose mutuelle
publié le:30/03/2023 15:02:00 - mis à jour: 31/03/2023 13:44:29
Bruno Belvaux part à la retraite. En place depuis 28 ans à la tête du Domaine provincial de Chevetogne, il laisse derrière lui un héritage à la hauteur du personnage.
En 1996, Bruno Belvaux prononçait ces mots :
Je pense que cela va être spectaculaire. À court terme, on va faire exploser l'espace et rendre au domaine ses vraies perspectives : des vues de 200 mètres et des ouvertures dans les bois.
Près de trente ans plus tard, il faut avouer que le directeur du domaine provincial a tenu parole. Sous sa direction, Chevetogne a changé de visage.
Il fallait passer d'un concept où il y avait des kartings à un parc naturel. Le grand écart n'est pas évident. Je partais avec 200.000 visiteurs par an et je ne pouvais pas descendre en dessous parce que cela impactait un certain nombre de personnes liées au domaine. Les gens pensaient que j'allais faire un parc d'intellectuels avec dix visiteurs par jour et une économie en berne. Pas du tout.
Cet homme de théâtre, philosophe, et amoureux des mots, a fait de son domaine un havre de paix, un "paradis vert".
J'ai rencontré à la fois des grands calibres comme des paysagistes renommés mais aussi des ouvriers talentueux et des amoureux de la terre. Ces derniers m'ont appris la différence entre une rose et une jonquille. Moi, juste avant d'arriver à Chevetogne, je n'y connaissais rien en terme de nature.
D'essayeur moto à écrivain de pièces de théâtre
Pendant vingt-huit ans, le directeur a autant influencé Chevetogne que le domaine ne l'a influencé lui en tant qu'homme.
J'ai eu des tas de compléments dans ma vie. J'ai été essayeur moto en Afrique et j'ai écrit des pièces de théâtre qui m'ont envoyé avec Benoit Poelvoorde à Monaco. Mais partir d'un camping, avec une quinzaine d'ouvriers, en arriver à ceci et voir une aigrette garzette venir de Baie de Somme parce qu'elle trouve que l'endroit est agréable, c'est une chouette satisfaction.
Avant de quitter son poste, Bruno Belvaux n'a pu s'empêcher d'attaquer une dernière fois les autorités provinciales en tant que directeur, un dernier pavé jeté dans la mare à lire par ici !