Fabienne Bister à Milan: "Je suis ici pour m'inspirer des tendances"
publié le:07/10/2015 17:19:41 - mis à jour: 07/10/2015 18:32:31
Le club des entreprises de Ciney vient de passer deux jours à l'exposition universelle de Milan, sur le thème « Nourrir la planète, Energie pour l'Avenir ». Parmi les participants figurait Fabienne Bister de la célèbre moutarderie, installée à Achêne. L'occasion pour cette cheffe d'entreprise, "d' aller à la pêche aux bonnes idées pour le futur".
Une exposition universelle, c'est tout d'abord un site avec des pavillons à l'architecture audacieuse. C'est ensuite, un thème, l'alimentation du futur. Et puis, ce sont des dizaines de millions de visiteurs. Parmi eux, Fabienne Bister de la moutarderie installée depuis 2014 à Achêne. Pour cette cheffe d'entreprise, la visite de l'exposition permet de détecter les tendances de demain:
"Cela permet d'être au début des tendances. C'est pour ça aussi qu'on participe aux grands salons de l'alimentation. Ce n'est pas pour copier la dernière innovation. C'est pour avoir en tête, ce qui se fait, ce que les gens demandent. On ne va pas utiliser toutes les pistes mais en avoir beaucoup en tête pour en utiliser une, deux, trois, à notre rythme. Si on reste dans son petit monde en disant que l'évolution me fait peur, on se momifie et on disparaît."
Supermarché du futur ou encore technique agricole high-tech, voilà de quoi donner des idées à une entrepreneuse aux aguets. L'exposition universelle, c'est aussi une occasion pour Fabienne Bister de relever le nez du guidon et prendre un peu de hauteur.
"Prendre du recul, c'est essentiel. Au moins deux, trois fois par an, je suis un séminaire, une formation sur l'avenir de l'entreprise. J'en sors quelque chose de concret ou pas. Mais au moins, je me suis arrêtée et ça fait du bien de se poser tout en réfléchissant à l'avenir de l'entreprise. Cela permet de retrouver l'envie, la passion d'avancer. Sinon, ça devient trop lourd."
Parmi les défis du futur, l'exposition de Milan pose aussi la question de savoir comment les produits locaux trouveront leur place dans la cuisine du monde en... 2050.