Commerce

Terrasse à Dinant: la justice donne tort à la Ville, raison aux commerçants

publié le:28/06/2018 17:26:00 - mis à jour: 29/06/2018 16:41:31

La justice vient de donner raison à des indépendants dinantais qui souhaitent ouvrir un bar sur la Croisette mais qui se sont vu refuser par la Ville le droit d’exploiter l’espace public.

La Croisette n'a pas fini de faire parler d'elle. La justice vient de donner raison à deux indépendants dinantais qui souhaitent ouvrir un bar boulevard Sasserath, le long de la Croisette. Ces derniers avaient assigné la ville en justice après que celle-ci ait refusé de leur concéder un morceau de l'espace public en vue d'y installer une terrasse, condition sine qua non pour l'ouverture du bar. Or, rien ne justifiait un tel refus d'après les propriétaites. La justice leur a aujourd'hui donné raison en condamnant la Ville à expliciter des critères objectifs et pertinents pour toute attribution de terrasse.

Les autorités dinantaises se résignent pour le moment au silence. La Ville ne fera aucun commentaire avant d'avoir pu prendre connaissance du jugement. Par la voie de son porte-parole, Bertrand Detal, la Ville s'en tient à cette simple communication:

La Ville de Dinant a été informée ce jeudi de la décision du Tribunal civil de 1ère instance de Namur dans l'affaire qui l'oppose à la Difrach SA concernant à l'attribution des terrasses sur la Croisette. La demande de la Difrach SA est jugée recevable et fondée. À dater de la signification du jugement, la Ville de Dinant a 75 jours pour fixer des critères objectifs et pertinents pour toute attribution de terrasse.

Une décision judiciaire qui intervient au beau milieu d'un bras de fer avec les commerçants dinantais dans un autre dossier: celui du mobilier des terrasses de la Croisette. Les commerçants dénoncent une convention lacunaire et peu transparente au point que 19 des 23 gérants refusent de la signer. Ce lundi, dans un courrier, la Ville avait d'ailleurs menacé de ne pas octroyer le mobilier des terrasses à tous ceux qui n'auraient pas signé le document avant ce jeudi. Mais c'était sans prévoir cette décision de justice qui n'aidera certainement la Ville dans cette lutte avec les commerçants.

Morgane Halloy, Rédactrice en chef adjointe
morgane.halloy@matele.be

 

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